Mes lectures de l’été

 

Salem, Stephen King

Résumé

Le Maine, 1970. Ben Mears, un auteur, revient à Salem et s’installe à Marsten House, inhabitée depuis la mort tragique de ses propriétaires, vingt-cinq ans auparavant. Mais, très vite, il doit se rendre à l’évidence : il se passe des choses étranges dans cette petite bourgade. Un chien est immolé, un enfant disparaît, et l’horreur s’infiltre, se répand, aussi inéluctable que la nuit qui descend sur Salem.

Ce que j’en ai pensé : Pour moi, lire du Stephen King, c’était il y a une éternité.

Je me souviens avoir adoré la nouvelle : la ballade de la balle élastique, les romans, Dolorès Claiborne, La ligne verte, la tempête du siècle et les films, le Fléau, Bazar, Misery et les Tommyknockers.

J’ai eu envie de retrouver cet auteur. J’ai choisi ce titre par extrapolation du prochain jeu de rôles dans lequel mon ami m’embarque à partir d’octobre : Vampire La Mascarade. Je n’ai pas été déçu. Le cadre est posé lentement par le biais d’une multitude de personnages (mais combien y en a t-il ?!!). Jusqu’à la fin, le frisson de ce maître de l’horreur se fait sentir. Un superbe roman. C’est donc pour cette raison que j’ai eu envie de lire un roman actuel. (Celui-ci date de 1977!) avec Sleeping Beauties, co-écrit avec son fils Owen.

.

Sleeping Beauties, Stephen King

Résumé

Un phénomène inexplicable s’empare des femmes à travers la planète : une sorte de cocon les enveloppe durant leur sommeil et si l’on tente de les réveiller, on prend le risque de les transformer en véritables furies vengeresses.
Bientôt, presque toutes les femmes sont touchées par la fièvre Aurora et le monde est livré à la violence des hommes.
À Dooling, petite ville des Appalaches, une seule femme semble immunisée contre cette maladie. Cas d’étude pour la science ou créature démoniaque, la mystérieuse Evie échappera-t-elle à la fureur des hommes dans un monde qui les prive soudainement de femmes ?

Ce que j’en ai pensé : J’ai préféré Salem mais j’ai apprécié tous les personnages de celui-ci. Encore une fois, il y en a beaucoup. Toute petite déception sur le fait qu’on ne sache pas d’où vient réellement le phénomène. J’avais peur que les King nous ressortent un bon vieil extraterrestre (Cf : Les Tomminockers, Dôme, Dreamcatcher) J’ai trouvé le scénario très réaliste, les peurs de l’inconnu, les réactions des hommes, plutôt condamné tout de suite que comprendre/étudier le phénomène. Après, reconnaître une plume ou l’autre, c’est difficile. Bref, j’ai passé un bon moment.

.

Flashforward, Robert J. Sawyer

Résumé

L’espace de quelques minutes, l’humanité a perdu conscience.
Durant ce laps de temps, chacun a eu un aperçu fugitif de son avenir vingt ans plus tard. Quand le monde s’éveille de nouveau, plus rien n’est comme avant : le black-out a causé des milliers de morts et de blessés. Plus encore : ces visions ont bouleversé les esprits à jamais.

Le roman qui a inspiré la série TV Flashforward !

Ce que j’en ai pensé : Pour la petite histoire, j’ai découvert la série télé en 2010 et ce fut LE coup de cœur. Malheureusement, l’audience de la saison 1 n’a pas vraiment décollé, il n’y a pas eu de saison 2. A l’époque, j’avais essayé de lire le bouquin mais ce fut une déception, car ce ne sont pas du tout les mêmes personnages, ni exactement la même histoire. (Ok, je n’avais lu que les premières pages)

Cet été, j’ai donné une nouvelle chance à ce livre. Il faut dire, ça fait 8 ans maintenant, et j’ai un peu oublié l’histoire. Sauf le fait qu’il y ait eu un black out, que le monde entier a entrevu un morceau de vie futur qui bouleverse l’humanité.

Et … TADAAAA nouveau coup de cœur. Pendant la lecture, beaucoup de questions m’ont traversé l’esprit. Dans le livre, l’humanité fait un déplacement de la conscience de 21 ans pendant 2 min. On se demande si c’est un futur écrit, immuable, ou alternatif. Comment les situations peuvent à ce point être bouleversées ? On s’aperçoit également que certains individus qui ne se connaissent pas, on fait le même rêve. Ce qui les pousse dans le temps présent à chercher à se rencontrer. S’ils ne s’étaient pas rencontrés en rêve, se seraient-ils rencontrer un jour ? Pour certains, pas de rêve du futur. Est-ce parce qu’ils seront morts dans 21 ans ?

Un physicien apprend qu’il va être assassiné, il se lance donc à la poursuite de son futur assassin. Il découvre le nom de l’enquêteur qui suivra son crime. Or, s’il est policier dans 21 ans…il n’est encore qu’un enfant dans le temps présent.

L’auteur apporte des explications scientifiques de haut niveau à tel point que j’avoue avoir passé parfois quelques paragraphes très « perchés ».

La fin m’a beaucoup plu. Oui, le libre-arbitre existe. Et, la suite de l’humanité se poursuit… je vous laisse le découvrir par vous-même.

Flashforward depuis 2010 est une source d’inspiration. J’ai imaginé un récit (que je n’ai toujours écrit) où l’action commence par un black out mondial. Mais, pas de déplacement temporel pour moi.

.

Appartement 16, Adam Nevill

Résumé

Certaines portes devraient toujours rester fermées… À Barrington House, un immeuble de grand standing dans un quartier chic de Londres, un appartement est inoccupé. Personne n’y entre, personne n’en sort. Et c’est comme ça depuis cinquante ans. Jusqu’au jour où Apryl, une jeune Américaine, débarque à Barrington House pour visiter l’appartement que lui a légué une mystérieuse grand-tante. Cette dernière, morte dans d’étranges circonstances, a laissé un journal intime où elle révèle avoir été impliquée dans des événements atroces et inexplicables, plusieurs décennies auparavant. Résolue à découvrir la vérité sur ce qui est arrivé à sa tante, Apryl commence à reconstituer l’histoire secrète de Barrington House. Une force maléfique habite l’immeuble et l’entrée de l’appartement seize donne sur quelque chose de terrifiant et d’inimaginable…

Ce que j’en ai pensé : Merci à l’opération Bragelonne, les one shots à 0,99€ en epub, c’est comme ça que je l’ai eu. Je ne connais pas du tout cet auteur, ce fut donc une bonne surprise. J’ai frissonné du début à la fin. L’action a commencé rapidement. J’ai même eu du mal à m’endormir ha ha ! Le suspense est bien mené, on se doute de quelque chose, on entrevoit le schmilblick et de fil en aiguille, on découvre toujours plus de surprise. J’ai vu que l’auteur avait sorti d’autres titres, je me les mets en whislist. Si vous aimez frisonner, vous ne serez pas déçu !

.

La dernière réunion des filles de la station service, Fannie Flagg

Résumé

Maintenant que la dernière de ses filles a convolé en justes noces, Sookie peut enfin s’autoriser à ne rien faire. À presque 60 ans, il serait temps ! Seulement, une lettre livrée par erreur vient soudain bousculer son paisible programme. S’y étale, noir sur blanc, le mensonge de toute une vie.
Mise sur la piste d’une mystérieuse vieille dame, femme libre et héroïne de guerre, Sookie retrace à tâtons le fil de son histoire. Ses pas la mèneront à une lointaine station-service du Wisconsin où l’attendent un autre passé et, peut-être, un nouveau départ.

Ce que j’en ai pensé : J’ai passé un excellent moment avec Soukie. Il est rare que je lise des romans dont les héros soient âgés (60 ans et plus), j’ai eu un peu de mal à me les représenter. Mis à part ce détail, Fannie Flagg dépeint des personnages très attachants. C’est toujours un bonheur pour moi de retrouver sa plume. Ce roman va de surprise en surprise, jusqu’à la dernière page et rend hommage à une catégorie de femmes oubliées pendant la 2nde guerre mondiale, parce que c’est bien connu, ce sont les hommes qui ont tout fait, n’est-ce pas ? Un superbe roman que je vais racheter pour en faire cadeau !

Mon dernier roman était Miss Alabama et ses petits secrets, que je vous recommande également.

Bien entendu, j’ai déjà acheté le prochain F. Flaggs : Nous irons tous au paradis. Je me le garde pour plus tard.

😉

 

Quelles sont les lectures qui ont accompagné votre été ?

Ah et … mes collègues rient quand je dis que  » je fais de la lecture « . Et le pire : elles trouvent ça ringard le fait de dire « je fais de la lecture sur ma liseuse ». Certaines lisent (que du format papier, le vrai livre, quoi!) et d’autres n’aiment pas ça. Bref.

Et vous, quelle est votre formule ?

Publicités

Le temps des miracles

Miracle ! J’ai emprunté un livre jeunesse à la médiathèque et pour changer, ce n’est ni de la fantasy, ni de la sf ni du fantastique. Le 4e de couverture a tout de suite piqué mon attention :

Lorsque les douaniers m’ont trouvé tapi au fond d’un camion à la frontière française, j’avais douze ans et j’étais seul. Je n’arrêtais pas de répéter « jemapèlblèzfortunéjesuicitoyendelarépubliquedefrancecélapurvérité ». Je ne savais pas que mon passeport était trafiqué, et en dehors de ces quelques mots, je ne parlais que le russe. Je ne pouvais pas expliquer comment j’étais venu du Caucase jusqu’ici, dans le pays des droits de l’Homme et de Charles Baudelaire. Surtout, j’avais perdu Gloria. Gloria Bohème, qui s’était occupée de moi depuis que ma mère avait disparu. Avec elle, j’avais vécu libre, malgré la guerre, malgré les frontières, malgré la misère et la peur. Elle me manquait terriblement, mais j’ai toujours gardé l’espoir de retrouver cette femme au cœur immense, qui avait le don d’enchanter ma vie.

 

Attention, coup de cœur bouleversant ! Ce livre devrait être mis dans toutes les mains 🙂 C’est un roman sensible et émouvant. Raconté à la première personne, Blaise nous embarque dans son histoire jusqu’aux retrouvailles avec la femme la plus importante de son existence.

« Je m’appelle Blaise Fortune et je suis citoyen de la République de France.

C’est la pure vérité. »

Blaise Fortune est recueilli par Gloria Bohème après le Terrible Accident, un train qui a déraillé dans le Caucase. Sa mère, Jeanne Fortune, domiciliée au Mont Saint-Michel en France, est emmenée par les secours. Sa trace se perd. Les six premières années de Blaise se passent sans encombre jusqu’à ce que la guerre éclate dans le Caucase. Il faut alors partir en exil. Marcher, toujours marcher, aller plus loin.

Sans le sou, subsister est difficile mais Gloria arrange la réalité aux yeux de Blaise qui est rebaptisé Koumaï car ils sont en territoire russe.

Il y a d’abord la survie dans un immeuble désaffecté avec d’autres réfugiés où Koumaï apprend toutes sortes de savoirs à l’école des pauvres. Il s’agit de cours donnés par Mme Hanska, une vieille dame, ancienne directrice d’une maison pour jeunes filles. Les cours ayant du succès, d’autres réfugiés viennent apporter leurs connaissances.  Ainsi Koumaï apprend à se battre, la liste des 7 merveilles du monde, le langage des fleurs, les noms des minéraux et même à chanter.

Un jour, le jeune garçon accompagne Gloria à son travail qui consiste à s’asseoir devant un magasin et tendre la main aux gens. A la fin de la journée, les pièces récoltées servent à acheter la nourriture du jour. Plusieurs fois, Koumaï relate des faits sans comprendre leur réalité. Il est bercé par les illusions de Gloria qui ne cherche qu’à le protéger de la vérité et du désespoir.

Et un jour, cette vie « paisible » prend fin. Un ami de Koumaï est retrouvé égorgé et la milice débarque dans la cité. Il faut fuir.

Le nouveau refuge est un immense village près des montagnes. Gloria et Koumaï fabriquent leur maison à l’aide de matériaux de récupération et se font embaucher auprès de l’entrepreneur du coin. Le travail à la paie quotidienne consiste à creuser une décharge pour en extraire des fils de nickel. Là, Koumaï tombera amoureux pour la première fois en s’attachant à deux jumelles … Mais, il faudra encore partir … se réfugier dans une ville portuaire pour prendre le bateau vers la France. Koumaï aime entendre son histoire, racontée inlassablement par Gloria. Il rêve d’aller en France, le pays des droits de l’homme, pour retrouver sa mère et son père. Le reconnaîtront-ils ?

Ils sont hébergés par un barman et vivent cachés dans un grenier. Ils cohabitent avec Fatima et sa mère qui sont des réfugiées d’Arabie. Koumaï s’attache à la jeune fille, il espère grandir et la retrouver plus tard pour l’épouser. On retrouve bien là des idées de petit garçon ! Mais il faut fuir à nouveau lorsque la ville est la cible de bombes. Gloria et Koumaï trouvent refuge parmi les gitans. Ce moment m’a fait penser aux gitans de A la croisée des mondes de Philipp Pulman. Puis ils continuent leur route vers la France. Malheureusement, ils sont font bernés par un faux passeur qui disparaît avec leur argent. Plus tard, croisant un routier qui transporte des animaux dont l’itinéraire le conduit en France, Gloria arrange le destin pour que Koumaï puisse embarquer.

Cependant, le mauvais sort les sépare … Koumaï est découvert par les douaniers français et répète en boucle son leitmotiv :

 « jemapèlblèzfortunéjesuicitoyendelarépubliquedefrancecélapurvérité »

Seul et désorienté, il est conduit à Poitiers où un traducteur russe prend connaissance de son histoire. Il découvre le système administratif français qui recherche des preuves d’authenticité. « Ton histoire est tellement extraordinaire ! Les gens de l’administration ont besoin de preuves scientifiques. »

« Moi, je ne voyais pas ce qu’il y avait d’extraordinaire là-dedans. C’était simple à comprendre, seulement les gens de l’administration manque d’imagination, sans doute. Quand vous leur parlez du verger de Vassili, au lieu de voir les pommes, les abricots et les poires magnifiques, ils veulent un numéro, une adresse, des dates, des tas de chiffres. »  -> bienvenue en France !

Koumaï devenu officieusement Blaise Fortune atteint la majorité et la nationalité française. Il n’a plus besoin de fuir mais cherche une réponse … qu’est devenu Gloria ?

Et pour la suite, je vous invite tout simplement à emprunter/acheter ce livre. Moi, je vais le mettre sur ma liste des livres à faire découvrir et à relire plus tard. Je le conseil aux enfants à partir du collège et aux adultes. Je vous en ai dit beaucoup mais il y a beaucoup d’autres éléments passés sous silence. Allez, courrez vite vous le procurer !

😉

Si vous avez lu le roman, sachez que l’auteure a crée un site http://letempsdesmiracles.bondoux.net/ pour en savoir plus sur le Caucase, les personnages, la pure vérité, tout ça, tout ça !

La main verte Lvl 1

Le jour où je suis revenue du Périgord, précisément le 6 avril, j’ai planté des graines de tomates cerise (achetées en godets à Lidl) et des graines d’herbes aromatiques (de chez Action).

J’ai la chance d’avoir un balcon, autant en profiter. Ce qui ne veut pas dire pour les gens qui n’ont pas de balcon que ce loisir leur est inaccessible ! Pour preuve, même si en ce moment le temps est printanier et même estival avec des chaleurs de 27 degrés, je trouve à mon goût les plants trop fragiles pour leur faire prendre le grand air. Elles prennent donc le soleil derrière la grande baie vitrée.

Le 6 avril, je n’y croyais qu’à moitié. La main verte, moi ? Bourreau des plantes, oui ! Les seules que j’arrive à « entretenir » sont les fleurs en bouquet… Eh bien, la vérité vraie (pour reprendre une ancienne collègue) c’est que tout le monde commence avec un niveau 1 et que ce niveau ne peut-être qu’améliorer. C’est simple, on apprend de son expérience qu’elle soit bonne ou mauvaise. Et ainsi, on gravit les niveaux 🙂

Un mois plus tard, les tomates cerise ont bien poussé. Comme je n’étais pas sûre que ça fonctionne (bourreau des plantes) j’avais pris 2 godets et suivis les instructions à la lettre, me retrouvant avec des pousses surchargées, luttant pour leur espace personnel. Hier, le 7 mai, j’ai éclairci les jeunes plants et ils sont maintenant chacun dans un pot. Ils vont pouvoir s’épanouir. Je me retrouve avec une armée de 10 pieds de tomates ! Un jour les tomates domineront le monde … Mais pour l’instant, il faut encore grandir. Et pour ne pas me retrouver submerger car il paraît que ça donne plutôt bien et que je n’ai pas le cœur à jeter mes petits bébés, je ferai des cadeaux de pieds de tomate ! En plus, elles ont un doux parfum et font fuir les moustiques, si c’est pas génial ça !

Mes herbes aromatiques ont aussi poussé, pas aussi rapidement que ceux de ma collègue. Elle a trouvé la technique de les faire pousser au bureau, devant la baie vitrée, exposée toute la journée à la lumière et au soleil. Je devrai peut-être faire ça moi aussi. Mais bon, c’est aussi la fierté de me dire « je gagne de l’expérience pour le niveau main verte ! » La ciboulette et le thym qui sont deux aromatiques « faciles » n’ont pas germé … J’ai donc réutilisé les pots à bon escient.

Je comprends tout à fait l’aspect addictif que peux avoir le jardinage. C’est devenu rapidement un de mes hobbys et je ne compte pas m’arrêter là.

Pour moi ce qui est plus parlant, c’est une vidéo. En passant mes soirées à me documenter, j’ai découvert 2 youtubeurs que je suis assidûment :

Une fleur parmi les fleurs

Cette nana dont j’ignore le nom est passionnée par l’univers des plantes. J’adore ces vidéos parce qu’elles sont simples, courtes (elle parle très très vite) et bien structurées.  Elle m’a même redonné l’envie de ressayer avec l’orchidée la plus facile dit-on, le phalaenopsis. Il y a 2 ans, avec une amie, on n’en a achetée chacune une mais j’ai dû trop arroser la mienne. Quand je vous disais « bourreau des plantes » ! Résultat, elle n’a pas tenu … j’ai culpabilisé …

Blec G

Ce qui m’a plu chez ce monsieur ce sont les essais qu’il propose, les vidéos sont de bonnes qualités et bien expliquées !

 

A bientôt pour de nouvelles aventures 😉

Périgueux, Brantôme, Bourdeilles

Début avril, j’ai passé quelques jours dans le Périgord 🙂

Mon ami et moi avons séjourné dans un village près de Périgueux, à environ 8 km et 20 min de route. Nous avons vite compris que les périgourdins estimaient leurs déplacements non pas en kilomètres mais en temps parcourus ! Il y a d’innombrables sites à découvrir. Cette région est très vaste, si bien que nous serions bien restés pour voir Bergerac, Monbazillac, Beynac, parcourir le parc du  Thot … C’est pourquoi nous y retournerons une prochaine fois.

Nous avons roulé le dernier jour du mois de mars, c’est à dire, samedi 31 et après 8h de route, nous y étions. Nos hôtes, des amis du Nord qui se sont installés dans la région, nous ont bien accueilli. La météo alternait entre soleil et nuages gris. Nous avons finalement cédé aux appels des rayons du soleil et sommes allés faire un tour à pied. C’est là que nous avons vu notre premier château périgourdin, réhabilité en logements de type T2. Des nuages noirs se sont invités. Les gouttes de pluie puis les grêlons nous ont surpris sur le retour. Nous sommes rentrés trempés comme des soupes !

Les chaussures imbibées, je me suis retrouvée en chaussette dans la maison. Nos hôtes étaient à l’aise, pieds nus… mais les miens, sur le carrelage avec ce contact froid … Brrr… Il a fallu que je fasse 800 km pour me décider, le lendemain matin, à acheter la paire de chaussons que je convoitais depuis des mois. Oui, à 19,99 € s’il vous plaît car ce sont des Isotoner ! (désormais à la maison, je ne les quitte plus, un petit bonheur) Pourquoi n’ai-je pas céder avant ?

Dimanche matin, après une virée dans un centre commercial (et l’achat de mes chaussons !), profitant d’une météo agréable, nous sommes partis voir Périgueux, la ville la plus peuplée du Périgord. Si si ! Labellisée « 4 fleurs », Périgueux est la capitale culturelle et touristique du Périgord blanc, dans la vallée de l’Isle. La ville offre aux touristes un patrimoine historique gallo-romain, médiéval et de la Renaissance. Reconnue ville d’art et d’histoire, Périgueux possède 44 monuments historiques inscrits ou classés, et trois musées labellisés Musées de France. Beaucoup d’enseignes étaient fermées, ce qui ne nous a pas empêché de flâner dans la vieille ville, les petites rues pavées et admirer la cathédrale Saint Front.

A 13h, l’estomac criait famine et nous avions envie de manger local ! Nous nous sommes laissés tenter par la carte du Relais Périgourdin où nous avons passé un agréable moment. Nous avons été surpris d’apercevoir des plats mêlant Alsace et Périgord. La raison de cette étonnante association vient des origines des restaurateurs. Nous n’avions pas assez faim pour consommer la choucroute périgourdine. Pour ma part, j’ai trinqué au vin de noix que j’ai trouvé des plus banals (mon préféré se déguste à L’arrière Pays, restaurant de Lille) contrairement au vin de truffes que j’ai eu la chance de pouvoir goûter.  C’est sucré, un goût particulier, doux, bon et difficile à trouver en magasin ! Par la suite, nous avons  consommé un confit de canard et j’ai terminé le repas par un moelleux aux noix (du Périgord) au Bergerac. Cela me faisait sourire : presque toutes les appellations précisent « du Périgord » ^^. Entre nous, l’huile de noix du Périgord dont j’ai ramené une bouteille à une amie a le même goût que de l’huile de noix d’ici et là 😉 Passons.

Nous avons quitté Périgueux pour nous rendre à Brantôme, la Venise du Périgord.

Brantôme est une commune du nord de la Dordogne traversée du nord-est au sud-ouest par la Dronne. Le centre-ville s’inscrit sur une île d’environ 300 mètres de diamètre formée par la rivière. C’est une ville qui m’a beaucoup plu ! Nous nous sommes garés sur le bord de la Dronne et avons rejoint le centre-ville à pied. Après un passage à l’office de tourisme situé dans une église désacralisée, nous avons fait une croisière de 60 min pour découvrir la ville. Nous avons longé l’abbaye Saint-Pierre, une ancienne abbaye bénédictine fondée en 769 par Charlemagne. De nos jours, seule l’église abbatiale, une partie du cloître et les bâtiments qui abritent deux musées municipaux et l’hôtel de ville existent encore.

La croisière fut un moment d’histoire (narrée par l’animatrice) et de sérénité. Je vous la recommande.

Ensuite, nous avons parcouru le jardin des moines, annexe de l’abbaye, datant du 16e siècle. Crée à l’initiative de Pierre de Mareuil, il fut confié aux moines en 1742, puis à la commune à la période de la révolution. Ce jardin était initialement entouré d’un mur dont on trouve encore trace de 3 reposoirs. Il fut réaménagé en 4 carrés, les murs reconstruits, et est devenu public après la 1ere guerre mondiale.

On trouve quelques chênes millénaires. Pour rendre compte de la taille monstrueuse du tronc, j’ai pris la pause en faisant un câlin à l’un d’entre eux. Il parait que c’est bénéfique « ’embrasser » un arbre, si si ! Personnellement, je n’ai pas d’opinion sur le sujet. La sylvothérapie est une science réelle. Les arbres ont une énergie et faire un câlin à l’un d’eux renforcerait notre système immunitaire. Pour développer ce sujet, je vous laisse en compagnie de cet article : Faire un câlin à un arbre ou la Sylvothérapie.

Avant de quitter Brantôme, nous nous sommes posés en terrasse au bord de la rivière, au restaurant « Comme à la maison ». Un moment que nous avons apprécié. C’est là que nous avons dégusté un sorbet à la fraise du Périgord et un autre aux noix du Périgord. C’était délicieux et je m’y suis sentie…comme à la maison 🙂

Pour terminer cette journée, comme nous étions dans les parages, nous nous sommes arrêtés à Bourdeilles. Village castral situé dans la vallée de la Dronne, à 25 km de Périgueux et à 10 km de Brantôme, Bourdeilles est l’une des quatre baronnies du Périgord fondée au Xe siècle avec Biron, Beynac et Mareuil.

Il était trop tard pour visiter le château mais nous avons pu admirer un beau belvédère.

C’était notre première journée de découvertes périgourdines !

😉

The Greatest Showman

Il y a un biopic que j’ai beaucoup aimé dernièrement. J’avais vu la bande annonce mais je n’avais pas réalisé qu’il s’agissait d’un film musical. Ce fut la petite surprise du ciné. Mais, ça va, c’est un genre qui me plaît. J’ai eu l’impression de voir un spectacle, ce fut très agréable.

The Greatest Showman célèbre la naissance du show-business et l’émerveillement que l’on éprouve lorsque les rêves deviennent réalité. Inspirée par l’ambition et l’imagination de P.T Barnum, voici l’histoire d’un visionnaire parti de rien qui a créé un spectacle devenu un phénomène planétaire.

Je l’ai trouvé vraiment beau tant dans l’esthétique que dans la musique. Ok, ce n’est pas de la grande musique mais les mélodies sont jolies et les textes ont du sens.  Seul bémol, la chanteuse d’opéra qu’on n’entend pas une seule fois chanter du lyrique…C’est beau mais c’est pas ça…Humph…déception… Passons.

The Greatest Showman s’inspire de la vie réelle de Phyneas Taylor Barnum, l’inventeur des « freaks shows ». Vous savez, ces expositions que vous avez pu voir dans des vieux films américains. Parce que ça a été une grande mode ! Il s’agissait de montrer des êtres humains à l’aspect monstrueux pour inspirer la peur et gagner des sousous. L’homme le plus grand du monde ou le plus petit, femme à barbe, femme à deux, voir trois têtes … La saison 4 de la série « American Horror Story » illustre parfaitement ce concept. D’ailleurs, c’est une série géniale !

Bref, par la suite, Phyneas Taylor Barnum devint le concepteur des spectacles vivants nommés Cirque !

Le rôle principal est interprété par Hugh Jackman 🙂  et même si je ne suis pas fan de Zac Effron, j’ai adoré tout le casting !

Phyneas Taylor Barnum est persévérant et ambitieux. Il a des rêves qui deviennent réalité et émerveillent son entourage. Seulement, il n’est jamais satisfait et cherche à être aimé de tous… ou bien est-ce lui qu’il essaie de satisfaire ? Le film ne parle bien sûr pas que de lui mais des différences, de l’acceptation des autres, ils ont beau être difformes, ils n’en sont pas moins humain. Les Freaks vont se trouver une famille et ne plus se cacher. 🙂

 

 

Je vous invite à découvrir la reprise de Rewrite the Stars illustrée par la photo ci-dessous par le groupe The Piano Guys, version non chantée mais tout aussi belle 🙂   Par ici !

 

Et la chanson qui a remporté un grand succès : This Is Me

 

I’m not a stranger to the dark
Je ne suis pas étranger à l’obscurité
Hide away, they say
Cache-toi, disent-ils
‘Cause we don’t want your broken parts
Parce que nous ne voulons pas de tes parties cassées
I’ve learned to be ashamed of all my scars
J’ai appris à être honteux de toutes mes cicatrices
Run away, they say
Fuis, disent-ils
No one will love you as you are
Personne ne t’aimera comme tu es

(Pre-Chorus)
But I won’t let them break me down to dust
Mais je ne les laisserai pas me réduire en poussière
I know that there’s a place for us
I sais qu’il y a une place pour nous
For we are glorious
Car nous sommes glorieux

(Chorus)
When the sharpest words wanna cut me down
Quand les mots les plus cinglants voudront m’abattre
I’m gonna send a flood, gonna drown them out
J’enverrai un déluge qui les noiera
I am brave, I am proof
Je suis courageux, je le prouve
I am who I’m meant to be, this is me
Je suis qui je suis supposé être, je suis moi
Look out ’cause here I come
Fais le guet parce que j’arrive
And I’m marching on to the beat I drum
Et je marche au rythme que je joue
I’m not scared to be seen
Je n’ai pas peur d’être vu
I make no apologies, this is me
Je ne m’excuse pas, je suis moi

 

Opéra – Le Roi Carotte

Mardi 30 janvier, grâce à mon ami, j’ai eu la chance d’aller à l’opéra de Lille, accompagnée d’une amie et de deux charmantes personnes. Nous avons été voir une pièce de 2h40 intitulée le Roi Carotte,  un opéra-bouffe gargantuesque et féerique chanté en français. Si l’amie n’avait pas acceptée cette proposition, je n’y serai sans doute pas allée et je serai passée à côté d’une excellente soirée. Un mois plus tard, je parle encore de cet opéra qui m’a conquis, de cette histoire folle qui nous a emmené dans l’histoire (Pompéï, quelques instants avant l’éruption), dans l’infiniment petit (le monde des fourmis) ou dans le repaire de la méchante sorcière, Coloquinte.

Le Roi Carotte est une grande œuvre de Jacques Offenbach (1819-1880) et durait à l’époque pas moins de 6h et rassemblait 200 personnes sur le plateau, 1500 costumes, 16 décors. Laurent Pelly, un metteur en scène français, a exhumé cette œuvre qui n’a jamais été enregistrée et a fourni un travail quasi archéologique pour présenter un opéra fidèle. Il en ressort un opéra de 2h40 de rires et d’émerveillement, 10 acteurs, cinquante rôles et plusieurs décors.

Quand mon ami m’en a parlé, je me suis dis après avoir vu les costumes plutôt bien fait, que voir des légumes chanter, ça pourrait être marrant !

 

De quoi ça parle ?

Nous faisons la rencontre de Fridolin, un roi qui manque d’autorité et de légitimité. Il s’ennuie et les caisses du royaume sont vides. Il a alors la brillante idée d’épouser une princesse fortunée et de régner. Mais ce n’est pas dans les plans de la sorcière Coloquinte qui par un tour de magie, réveille un potager et fait d’un roi, une carotte. J’ai beaucoup apprécié ce tableau où on découvre un potager et des légumes, s’élever de la terre, puis prendre  vie. Une scène magique ! Fridolin est alors chassé du trône. Qui s’y installe ? … Le Roi Carotte ! Coloquinte ensorcelle la Cour et Cunégonde, la princesse, qui ne jurent maintenant que par le Roi Carotte.

Fridolin, accompagné du génie Robin-Luron, de la princesse Rosée-du-Soir, du ministre des batailles, le Maréchal Trac, du chef de la police, Pippertrunck et de Truck, le grand nécromancien de la couronne, démarre une quête à travers le Temps pour retrouver sa place au sein de la cour et dans le cœur de Cunégonde. Pour retrouver une légitimité, il devra aller à Pompéï puis dans le monde de l’infiniment petit et survivre à un ballet d’insectes… les fourmis et les abeilles sont en guerre…

Difficile d’en dire plus sur les aventures de Fridolin.

Un autre facteur important de l’opéra : la musique ! Je vous invite à l’écouter au travers des vidéos qui vont suivre. Je me souviens que la pièce a commencé, rideau baissé, par un morceau qui m’a tout de suite emmené dans le conte, sous la direction de l’orchestre nationale de Picardie. On dit souvent que jouer du triangle et des cymbales, c’est ennuyeux. Les musiciens auraient pu affirmer le contraire ! Pour le coup, on a vraiment eu de la chance puisqu’on était au premier rang et qu’on pouvait regarder les instrumentistes jouer 🙂 🙂 Ce fut une soirée merveilleuse !

Je vous laisse en compagnie de vidéos.

Une vidéo qui fait office de teaser et où les différents décors sont bien visibles. D’ailleurs, on peut remarquer que l’ambiance n’est pas vieillotte, car c’est l’image que beaucoup ont de l’opéra. Jusqu’à maintenant, les 2 opéras que j’ai vu n’avaient rien de vieillots puisqu’ils sont remis au goût du jour.

Dans cet extrait, Fridolin, monsieur nœud-papillon, et son équipée sont arrivés à la Pompéï d’aujourd’hui dont les ruines peuvent être visitées. Grâce à la magie de la lampe que possède le roi détroné, l’équipée voyagera vers la Pompéï d’antan, quelques instants avant l’éruption mortelle. Mais ceci est dans la prochaine scène. Cet extrait permet de rencontrer les différents personnages et d’entendre le chant lyrique de l’opéra.

Une interview du Roi Carotte interprété par Christophe Mortagne :

Une petite dernière, dans les coulisses de la création, commentée par Laurent Pelly :

J’espère vous avoir donné envie d’aller voir cet opéra si vous en avez l’occasion !

😉

 

À partir du moment où une carotte sort de terre pour prendre le pouvoir, tout devient vraiment possible

Laurent Pelly

Meilleurs voeux

 

Je vous souhaite une belle année 2018 en reprenant cette superbe citation de Jacques Brel.

« Le seul fait de rêver est déjà très important. Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns. Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer et d’oublier ce qu’il faut oublier. Je vous souhaite des passions, je vous souhaite des silences. Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil et des rires d’enfants. Je vous souhaite de respecter les différences des autres, parce que le mérite et la valeur de chacun sont souvent à découvrir. Je vous souhaite de résister à l’enlisement, à l’indifférence et aux vertus négatives de notre époque. Je vous souhaite enfin de ne jamais renoncer à la recherche, à l’aventure, à la vie, à l’amour, car la vie est une magnifique aventure et nul de raisonnable ne doit y renoncer sans livrer une rude bataille. Je vous souhaite surtout d’être vous, fier de l’être et heureux, car le bonheur est notre destin véritable. »

 

😉