Le Château des étoiles T1

Fait historique survenu le 11 août 2017 : j’ai acheté *pom pom pom roulement de tambour* une bande dessinée !

Ce fait peut paraître banal pour certain et peu commun pour d’autres. Je suis consciente qu’il y a de magnifiques bd mais ça ne m’a jamais trop attiré. Je préfère un livre… plus de pages, plus de mots et …moins onéreux. Il est donc très rare que j’en lise et encore moins que j’en achète. La précédente était un soutien au projet participatif de Maliki que je suis depuis une quinzaine d’années à travers son blog.

Mon ami et moi étions partis visiter Quimper ce 11 août après-midi. Après avoir sillonner le centre ville et trouver dans une boutique de cadeaux (Art de Cornouaille) mon set de bolées de cidre (enfin!!!), nous sommes allés à l’espace culturel de l’hypermarché Leclerc. Un espace de 200m² dédié aux livres, à la musique, au multimédia, au diy, aux jeux … qui nous a beaucoup plu.

Tandis que mon ami flânait dans le rayon des jeux de rôles, la couverture d’une bande déssinée m’a lancé un charme… Bing, je fus aussitôt ensorcelée !

 

Naturellement, j’ai saisi l’objet et l’ai parcouru. Les dessins à l’aquarelle, les couleurs, l’histoire que je devinais et la touche Jules Verne ont renforcé mon attachement. Je l’ai reposé après l’avoir photographié et classé dans ma WishList. Mon ami n’allait pas craquer sur ses jeux de rôles, je devais être forte moi aussi, non ? Et puis, voilà, il était dans mes mains en descendant l’étage pour aller vers la caisse. Et je n’en revenais pas, j’étais en train de faire l’acquisition d’une BD !

Le soir même, je débutais la lecture, subjuguée par la beauté du dessin.

 

À la fin du XIXe siècle, Marie Dulac, scientifique qui a consacré sa vie à la recherche de l’éther, s’élève en montgolfière pour ce qui doit être le vol du succès : trouver l’éther. Mais, elle passe le cap du non retour et personne ne pourra attester sa découverte. Seuls son mari, également professeur, et son fils Séraphin, restent détenteurs de ses recherches et de son savoir.  Un an plus tard, Séraphin et son père reçoivent une mystérieuse lettre faisant allusion au carnet de la mère de Séraphin les invitant au château du roi de Bavière. Ce dernier, fou ou visionnaire, souhaite peut-être reprendre les travaux … Mais sur le chemin vers la Bavière, les deux protagonistes sont la cible de prussiens …

😉

 

Et vous, quelles sont les BD que vous aimez lire ? Vos coups de cœur 2017 ?

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Le Miroir du Damné

C’est lors du festival Trolls et Légendes 2017 que j’ai acquis cet ouvrage. Il n’était pas question que je reparte sans le petit dernier de Fréderic Livyns, auteur que j’affectionne. J’ai également pris la revue (sous forme de livre) Phénix, dossier spécial Masterton/Livyns et nouvelles inédites. Mais revenons au sujet de l’article. N’ayant jamais lu de textes signés J.B Leblanc, il m’est difficile de démêler la part de cet auteur. Mais quelle importance ?

Ce thriller horrifique écrit à 4 mains est bien écrit, bien ficelé et m’a même provoqué des cauchemars. Oui oui ! J’ai eu beau me dire (ma technique anti cauchemar…mouais) que ce n’était que des mots et surtout que ça ne se passait pas dans ma ville, l’entité du miroir est bien venue hanter mes nuits. Pour contre-attaquer, je me suis plongée dans le tome 3 : la Guerre de la Sor’cière de James Clemens. Mouhahaha et ça a marché !

 

Au coeur du massif des Maures, le petit village de Tarsac est le cadre de meurtres sauvages qui font ressurgir la peur et la paranoïa. Qui est cet assassin particulièrement retors qui ne laisse aucune trace et semble connaître parfaitement ses victimes ? C’est ce que devront découvrir le lieutenant Courtas du SRPJ de Toulon et Martin Fabre, le chef de la police municipale. Cette enquête les confrontera à des croyances révolues sur fond de sorcellerie et à un étrange miroir qui semble être le c?ur de l’énigme. Mais, dans cette cuvette infernale écrasée par la chaleur, les morts se succèdent à un rythme effréné, et le temps leur manque…

J’apprécie les histoires qui se déroulent en huis clos. Tarsac est un petit village où tout le monde se connait depuis toujours. On naît, on vit et on meurt à Tarsac. De plus, les différents narrateurs reprennent l’idée que c’est un village comme nulle part ailleurs. Les mystères et l’action se profilent dès les premiers chapitres. Aucun doute sur l’objet du désordre, on sait qu’il n’est plus, depuis bien longtemps en possession de la personne qui peut rétablir tout ce chaos. Et que cette personne est d’ailleurs hors de l’échiquier … Comment réussira-t-elle à revenir dans le jeu … ? Y parviendra-t-elle à temps ?

Tandis que les morts inexpliquées s’enchaînent, nous rencontrons Kalvyn, un jeune homme qui s’est exilé et qui revient pour enterrer son père. Son retour va réveiller un passé qu’il a mis sous clé. Mais aussi Martin Fabre, le chef de police de Tarsac et également, un lieutenant de la SRPJ (Service régional de police judiciaire) de Toulon, Gérald Courtas, qui doit faire la lumière sur les crimes du petit village. Le village est aussi un personnage à part entière et personnellement, il ne me donne pas envie de passer mes vacances là-bas.

Tarsac a connu un passé sombre que les habitants essaient d’occulter. Mais les événements récents font rejaillir la peur que IL soit de retour. (Non, je ne pensais pas à un clown croquemitaine…quoique…) J’ai apprécié le côté pluriel du roman, on bascule à la troisième personne du singulier d’un protagoniste à un autre. On aperçoit leur psychologie, leur passé, leurs ambitions, leurs motivations, leurs peurs … Les indices pour le lecteur sautent aux yeux mais Courtas est un homme du rationnel et Fabre est trop impliqué dans le sujet.

J’ai trouvé que la situation sentimentale de Courtas n’était pas très originale. A l’inverse, j’ai apprécié celle de Fabre avec le retournement de situation de Maryse.

L’entité maléfique a tout du démon à la Masterton qui se nourrit de chagrin et de désarroi, persuasif, retors et sanguinaire.

Et pour reprendre l’expression favorite et grossière de Fabre, je dirai seulement « Putain ! » je n’ai pas vu passer ces 489 pages. Je me suis régalée. C’est très bien écrit. J’ai embarqué tout de suite dans votre cauchemar.

Merci les gars de nous faire partager ce thriller fantastique !

 

😉

Cheesecake basilic et fraise

Il y a une éternité, quand j’étais une étudiante amiénoise, je vivais en résidence universitaire (le Bailly B puis le Thil pour les connaisseurs 😉 ) et je cuisinais toujours de grandes quantités. C’était une bonne occasion pour rassembler les copines et les voisines autour de la table de la cuisine commune ! J’adorai ces moments de convivialité et de partage. Plus tard, quand je suis venue sur Lille, je me suis fait de nouveaux amis mais … ce n’était plus pareil. Les temps changent comme disait ce cher MC SOLAAR en 1997. Eh oui, ça ne nous rajeunit pas tout ça !

Ayant déménagé dans un duplex de 30m², j’ai enfin une table de salle à manger ! Youhou ! Je sais que ça peut paraître « space » mais dans une chambre U de 9m² puis une chambre chez un particulier de 12m², puis un studio de 23m² où il y a toute votre vie, il est difficile d’installer une table pour 4 pour manger/recevoir. J’ai vu des tout petits studios améliorés avec table mais plutôt onéreux cette affaire. Bref … voilà, pour entamer ma 3e décennie, une table de salle à manger … et de nouveau de la convivialité et du partage en perspective.

Cette semaine,  j’en ai profité pour recevoir une amie végétarienne. On ne s’était pas vu depuis mon anniversaire ! Elle n’est pas stricte sur son alimentation mais je me suis prêtée au jeu avec plaisir pour concevoir un petit plat sans viande (pour ne rien changer, les quantités étaient disproportionnées, la copine est repartie avec son doggybag !! Prochain challenge : cuisiner une portion « normale »).

En apéro, fleurs feuilletées de courgette et truite (merci cookist sur Facebook) / arachides fraîches / jus de banane (marque repère)

En plat, taboulé libanais / écrasé de pomme de terre et courgette / gaspacho estival

En dessert, cheesecake basilic et fraise dont voici la recette :

 

Je suis assez fière de ce dessert d’abord parce qu’il a de la gueule et ensuite parce qu’il est divin. MAIS, il faut aimer le basilic ! Moi, perso, j’adore ça !! D’ailleurs, cela fait un an que j’ai goûté à un délicieux sorbet au basilic, au restaurant Chez Hippeau. J’étais en compagnie de Maeve et de Sandra, deux amies blogueuses de Touraine. *nostalgie*

J’ai réalisé ce cheesecake dans des minis cercles à pâtisserie. Comme un peu souvent, j’ai fait à l’oeil … alors ça ne va pas être très précis mais je vous donne ce conseil : faites vous confiance et goûtez ! (ça sert à rectifier, c’est important).

Ingrédients pour 1 mini cheesecake :

Shortbread ou Biscuits

3CS de mascarpone, 10 gr de sucre glace, feuilles de basilic

4 petites fraises

 

Ma base biscuitée, ce sont des shortbreads que j’ai réduit en miette. Pour la recette, c’est par ici : Shortbreads. Je les ai réalisé il y a une semaine et conservé dans un pot en verre. Lorsque j’ai dû arrêter le frigo dans mon précédent logement… j’ai réalisé que j’avais un bloc de beurre demi-sel et je n’avais pas envie de le jeter. Jeter des aliments, HORREUR GASPILLAGE ! Je me suis résolu en faisant cette recette. Pratique ! Comme la pâte feuilletée, ce sont des biscuits plein de beurre … c’est pas bon pour les régimes. Bref…

J’ai attrapé un petit cercle à pâtisser qu’il est préférable de chemiser de papier cuisson (étape que je n’ai pas faite …le papier cuisson est au fond d’un carton …) et j’ai tassé mes miettes de shortbread. Normalement, on mélange les miettes de biscuits avec du beurre mais comme ils sont déjà plein plein de beurre, j’ai culpabilisé. Ensuite, j’ai porté cette base au réfrigérateur 30 min.

Pendant ce temps, j’ai réalisé la divine crème de basilic au mascarpone. Les feuilles m’ont un peu cassé la tête car elles ne voulaient pas consentir à être mixées toutes seules comme des grandes. J’ai donc mélangé mes trois cuillères à soupe de mascarpone pour détendre le fromage, puis j’ai ajouté les feuilles et j’ai mixé. J’en ai rajouté jusqu’à ce que le goût me plaise et environ 10 gr de sucre glace. La crème a pris une belle couleur vert pâle 🙂

J’ai également équeuté 4 belles petites fraises. Ce n’est plus trop la saison, il me semble. Je suis allée dans un magasin spécialisé pour en trouver. J’ai pris une variété petite et forte en saveur (tant qu’à faire!) Après les avoir lavées, je les ai fendu en deux.

Le montage est très simple. J’ai sorti la base du cheese du réfrigérateur. J’ai arrangé les fraises autour contre le cercle puis j’ai ajouté la crème.

 

Par dessus, j’ai ajouté des miettes de shortbread et pour accélérer la prise de la crème, le cheesecake est partie au congélateur ! Il ne faut pas l’oublier …hein … sinon, cela devient un cheesecake glacé. C’est pas mauvais mais c’est un peu long à dégeler et les dents n’apprécient pas 😉

Le résultat a été très apprécié.

Mon amie a demandé la recette …alors la voici. Elle a dit pour l’ensemble du plat que c’était mieux que le resto…WAOUH !

Mon chéri a suggéré de mettre du limoncello dans le shortbread, à tester prochainement !

Et moi, je suis toujours aussi raide dingue de basilic !

(woow, revoir ce clip fait tout drôle !!)

Note : le lendemain, on a goûter à un deuxième mini cheesecake. Je l’ai laissé dégeler à température ambiante pendant 2h. Les fraises se sont gorgées d’eau et la crème au basilic n’était plus comme la veille. Bref … y a des desserts qui n’aiment pas les lendemains. Heureusement, ils sont trop bons, ils ne survivent pas toujours aux lendemains.

😉

 

News de juillet 2017

Olà ¡ Que tal ? Alors moi, ça va plutôt bien.

J’ai quitté le studio que j’occupais depuis 3 ans pour m’installer dans un duplex. Enfin, le coin lit n’est plus LA pièce principale ! Un pas de plus dans la vie. Certes, le grand pas aurait été de m’installer chez mon ami mais …je ne me sens pas encore prête de quitter ma petite vie de citadine.

Bref, je suis dans les cartons, l’aménagement, la customisation et le tri. Même si selon certaines personnes, je n’ai pas beaucoup de trucs, moi je trouve que j’ai beaucoup de choses qui ne me servent pas… Débordement !!! Je suis cependant contre l’action de jeter, surtout si lesdites choses peuvent encore servir !

Je me débarrasse sur Leboncoin et je participe activement aux dons grâce à un groupe sur Facebook. Je mettrai peut-être des marques-pages ou des livres en concours via le blog.

Sinon, dernièrement, j’ai eu le temps de lire :

  • Ale 2100, Update 1.2 et Ale 2100, Update 2.2  de  Sophie G Winner (offert par Adora)
  • Rituel de Chaire de Graham Masterton (première lecture en 2009)
  • Le dragon des arcanes, T3, de Pierre Pevel
  • L’anthologie Sombres Félins – Éditions Luciférines (une belle découverte du salon du Livre de Paris !)
  • Le Feu de la sor’cière, T1, de James Clemens
  • Les Foudres de la sor’cière, T2, de James Clemens (en cours)

J’ai bien l’intention d’enchaîner les 5 tomes de cette saga fantasy que j’ai adoré lire il y a quelques années (Les Bannis et les Proscrits, James Clemens). Aujourd’hui, tout n’est plus tout frais. C’est un bonheur d’y revenir !

Au ciné, le dernier film, c’était hier avec Tom Hanks et Emma Watson dans un thriller futur proche The Circle … qui m’a énormément fait penser à la société Google. Je suis curieuse du vrai sens de la fin. Je risque d’aller lire les derniers chapitres du livre dont ça a été adapté. Le prochain sera certainement le nouveau SpiderMan en compagnie de mon namoureux.

Niveau série, j’hésite profondément à rejoindre la communauté Netflix. Moi je regarde tout en streaming et je ne vois pas toujours l’intérêt de payer pour accéder aux séries vu qu’on paie déjà la connexion internet. Bref … Je me refais la série OUAT dont j’avais suivi la première saison à la télé il y a longtemps (vu que je ne regarde quasi plus la télé depuis 3 ans…). Je débute tout juste la saison 2, merci de ne pas spoiler !

Alors dites-moi, quels sont vos projets du moment ? Partez-vous en vacances ? Qu’est-ce que vous lisez ? Quels derniers films vous ont plu ?

A bientôt et profitez bien de ce week-end de trois jours si comme moi, ce n’est pas encore les vacances…

 

Des bises à tous !!!

Gâteau au chocolat à tomber

A l’occasion de mon treizième anniversaire, eh oui 13 ! Lol …ok, 31 ! j’ai essayé de réaliser un rainbow cake. Cuisson des six génoises colorée impeccable … et catastrophe au niveau du montage. Impossible de faire tenir cette tour de Pise ! Le jour J, j’ai planté mes bougies sur un muffin au chocolat de mon amie Adora ! Pour le pot avec les collègues, je n’ai pas eu envie de ma casser la tête. Le rainbow cake m’ayant achevé… j’ai réalisé un gâteau au chocolat, recette dénichée sur le blog : http://www.amandinecooking.com

 

Ingrédients:

  • 180g de chocolat noir
  • 180g de beurre
  • 180g de sucre
  • 100g de farine
  • 1/2 sachet de levure
  • 6 œufs
  • sucre glace pour la déco (facultatif)

Préparation:

  1. Préchauffer le four à 180°C.
  2. Faire fondre le beurre avec le chocolat au bain marie, ou à défaut dans une casserole sur feu doux.
  3. Séparer les blancs des jaunes d’œufs. Fouetter les jaunes avec le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse et devienne mousseux puis incorporer la farine et la levure en pluie.
  4. Ajouter ensuite le mélange chocolat – beurre.
  5. Monter les blancs en neige et les incorporer en plusieurs fois à la préparation, en mélangeant délicatement avec une spatule pour ne pas les casser.
  6. Verser la pâte dans un moule beurré, pour ma part un moule à charnière de 22cm, si votre moule est un peu plus petit le gâteau sera plus épais, au contraire dans un moule un peu plus grand il le sera moins mais cela ne sera pas gênant.
  7. Enfourner 40 minutes en couvrant le gâteau de papier cuisson à mi-cuisson afin d’éviter qu’il ne dore sur le dessous.
  8. Laisser refroidir puis démouler. Saupoudrer éventuellement de sucre glace avant de servir.

 

Je n’ai pas mis 6 oeufs mais 4 et un peu moins de sucre.

Par contre, j’ai ajouté sur le gâteau, une ganache chocolat noir/mascarpone. Cela a fait son petit effet !! Le tout décoré de smarties pour apporter de la couleur, du peps, des ondes positives… On n’a pas tous les jours 31 ans !

 

 

😉

Winter People

 

« J’avais aussi compris qu’il valait mieux éviter de la contrarier. Tantine s’emportait vite et n’appréciait guère qu’on la contredise. Quand quelqu’un refusait de la payer, elle versait une poudre noire tirée d’une de ses bourses en cuir sur sa maison en marmonnant d’étranges incantations. (…)
— S’il te plaît, réponds-moi, Tantine. Est-ce qu’on peut faire revenir les morts ? ai-je insisté en jetant une poignée de têtes-de-violon dans son panier.
Elle m’a dévisagée longuement de ses petits yeux noirs, la tête penchée.
— Oui, il y a bien un moyen. Les rares qui le connaissent le transmettent à leurs enfants. Et puisque tu es ce que j’ai de plus proche d’une fille, je te transmettrai le secret. »
 
Et si l’amour était vraiment plus fort que la mort ? Et si l’on avait la possibilité de ramener de l’au-delà l’être qu’on aime le plus au monde ?

En 1908, Sara perd sa fille, tombée dans un puits. Folle de désespoir, refusant de se résigner à la mort de son enfant, elle met en pratique une vieille recette héritée de sa nourrice indienne. Et ramène sa fille à la vie… Un siècle plus tard, la ferme de Sara est occupée par Alice et ses deux filles, Ruthie et Fawn. La petite ville voisine est depuis longtemps le siège de disparitions inexpliquées, de carnages étranges. Et, un matin, Ruthie se rend compte que sa mère a disparu. En retournant toute la maison pour trouver des indices, l’adolescente et sa jeune sœur découvrent une cachette dans la chambre d’Alice. A l’intérieur, un vieux cahier : le journal de Sara.

Je remercie une nouvelle fois Clow qui m’a offert cet ouvrage dans le cadre de notre Swap d’Hiver !  ^_^ J’avais besoin de renouveler ma Wishlist en livre de poche alors j’étais allée au Furet du Nord de Lille. C’est la couverture puis le titre qui m’a interpellé. Winter People m’a évoqué Game Of Thrones avec les marcheurs blancs. Dès lors, j’ai eu envie de parcourir ces pages.

J’apprécie ces histoires autour d’une ville en particulier et où plusieurs époques sont évoquées, ici, les années 1900 et de nos jours. Je me demande toujours à quel moment, quand, pourquoi et comment, ces époques ne vont plus faire qu’une.

C’est un roman polyphonique très bien écrit. Chaque chapitre est raconté selon un point de vue différent. Celui de Sara ou de son mari, celui de Ruthie, de sa soeur, Fawn ou bien de Catherine, une femme éprouvée par la vie, dont le compagnon a trouvé la mort en quittant West Hall. Et tous ensemble font avancer l’histoire. Inévitablement, les faits survenus en 1900 ont une incidence sur le temps présent. Le thème du foyer est au cœur du roman. La maison de Sara, la maison de Ruthie, les secrets que la bâtisse renferme. Personnellement, j’ai la curiosité de me demander qui a vécu avant moi dans mon logement actuel, quelle a été sa vie, son quotidien, son époque …

L’écriture est fluide et le suspense bien mené. J’ai adoré cette lecture. Je pense d’ailleurs que je pourrais la relire plus tard. Longtemps après avoir tourné la dernière page, l’histoire et ses protagonistes sont restés en tête. Je pense à la petite Gertie et à ses gardiennes …

😉

 

Les enfants de Peakwood

Quels sont ces étranges maux qui affligent les habitants de Peakwood, petite ville du Montana, USA ? D’où viennent les blessures qui apparaissent sur le corps de certains de ses habitants ? Pourquoi d’autres commencent-ils à agir étrangement ? Seuls Chayton, le médecin de la ville, et son père, vieux chaman au savoir ancestral, savent reconnaître les signes. Le bouleversement qui approche. Quelque chose en lien avec un accident qui n’aurait jamais dû avoir lieu, dix ans plus tôt. Un secret dont ils ont juré de ne jamais reparler? Félicitations, la mort vous offre une seconde chance?

 

Je ne résiste pas à afficher en GRAND la couverture de ce livre car c’est par elle que s’est d’abord porté mon intérêt. Je me suis posée plusieurs questions. Qu’est-il arrivé à ce bus ? Qui sont ces ombres ?

 J’ai parcouru cette lecture sans prêter attention à la 4e de couverture, en me souvenant simplement des « on dit » entendus aux dernières Halliennales. Car oui, ce roman a reçu le prix 2016 du salon les Halliennales, finaliste du Prix des chroniqueurs web 2016 et du Prix des Imaginales des lycéens 2017 !

J’ai ADORE ! J’aime les histoires de huis-clos, maison ou village, qui dérapent dans le fantastique.

J’ai apprécié tout particulièrement l’ambiance que l’auteur a instillé à ce roman. L’intro plonge « in medias res » dans l’action d’un drame innommable, source des péripéties à venir. L’écriture à la troisième personne est vive, sans fioriture et donne dans le vif du sujet. Les premières pages posent le cadre d’une petite ville nommée Peakwood et de ses habitants. On y fait la rencontre des jeunes du lycée, Tom un surdouée en avance sur sa classe, Nora une pompom girl, Kevin capitaine de l’équipe de foot entre autres et les adultes, leurs parents mais aussi Bob, le tenancier d’un restaurant-grill (les meilleurs burgers de la ville), le docteur LittleFeather, un indien quarantenaire ayant aménagé la clinique en loft, Helen, mère de Tom, serveuse au grill et alcoolique par dessus, Jenny, une institutrice rescapée d’un accident qui lui a pris ses jambes, entre autres.

Le cadre posé, je me demandais sans cesse à quel moment le fantastique allait s’immiscer … Ce fut un peu long à démarrer.

Peu à peu, des cicatrices apparaissent et une entité s’installe en ville …

Ce ne fut pas évident pour moi au début de me souvenir de tous ces personnages. Je revenais constamment en arrière pour me rappeler qui est qui. Le souci est que je lis essentiellement dans le métro, à l’aller et au retour, entrecoupé d’une longue journée de challenges épuisants. Bon, au final, ce roman  n’aura fait que quelques jours. Une fois dedans, impossible de lâcher prise.

La manière dont l’histoire est racontée m’a fait penser à un film ou une de ces séries sur Netflix. Quelques fois, j’ai eu la trouille. Faut pas faire joujou avec la Mort !

Je suis vraiment contente de cette lecture et je vais mettre dans ma whislist, le second roman de Rod Marty, La Mère des Eaux (mai 2017), une plongée dans les affres de la maternité et d’une malédiction vaudou, dans l’ambiance oppressante d’une petite ville de Louisiane.

😉