Opéra – Le Roi Carotte

Mardi 30 janvier, grâce à mon ami, j’ai eu la chance d’aller à l’opéra de Lille, accompagnée d’une amie et de deux charmantes personnes. Nous avons été voir une pièce de 2h40 intitulée le Roi Carotte,  un opéra-bouffe gargantuesque et féerique chanté en français. Si l’amie n’avait pas acceptée cette proposition, je n’y serai sans doute pas allée et je serai passée à côté d’une excellente soirée. Un mois plus tard, je parle encore de cet opéra qui m’a conquis, de cette histoire folle qui nous a emmené dans l’histoire (Pompéï, quelques instants avant l’éruption), dans l’infiniment petit (le monde des fourmis) ou dans le repaire de la méchante sorcière, Coloquinte.

Le Roi Carotte est une grande œuvre de Jacques Offenbach (1819-1880) et durait à l’époque pas moins de 6h et rassemblait 200 personnes sur le plateau, 1500 costumes, 16 décors. Laurent Pelly, un metteur en scène français, a exhumé cette œuvre qui n’a jamais été enregistrée et a fourni un travail quasi archéologique pour présenter un opéra fidèle. Il en ressort un opéra de 2h40 de rires et d’émerveillement, 10 acteurs, cinquante rôles et plusieurs décors.

Quand mon ami m’en a parlé, je me suis dis après avoir vu les costumes plutôt bien fait, que voir des légumes chanter, ça pourrait être marrant !

 

De quoi ça parle ?

Nous faisons la rencontre de Fridolin, un roi qui manque d’autorité et de légitimité. Il s’ennuie et les caisses du royaume sont vides. Il a alors la brillante idée d’épouser une princesse fortunée et de régner. Mais ce n’est pas dans les plans de la sorcière Coloquinte qui par un tour de magie, réveille un potager et fait d’un roi, une carotte. J’ai beaucoup apprécié ce tableau où on découvre un potager et des légumes, s’élever de la terre, puis prendre  vie. Une scène magique ! Fridolin est alors chassé du trône. Qui s’y installe ? … Le Roi Carotte ! Coloquinte ensorcelle la Cour et Cunégonde, la princesse, qui ne jurent maintenant que par le Roi Carotte.

Fridolin, accompagné du génie Robin-Luron, de la princesse Rosée-du-Soir, du ministre des batailles, le Maréchal Trac, du chef de la police, Pippertrunck et de Truck, le grand nécromancien de la couronne, démarre une quête à travers le Temps pour retrouver sa place au sein de la cour et dans le cœur de Cunégonde. Pour retrouver une légitimité, il devra aller à Pompéï puis dans le monde de l’infiniment petit et survivre à un ballet d’insectes… les fourmis et les abeilles sont en guerre…

Difficile d’en dire plus sur les aventures de Fridolin.

Un autre facteur important de l’opéra : la musique ! Je vous invite à l’écouter au travers des vidéos qui vont suivre. Je me souviens que la pièce a commencé, rideau baissé, par un morceau qui m’a tout de suite emmené dans le conte, sous la direction de l’orchestre nationale de Picardie. On dit souvent que jouer du triangle et des cymbales, c’est ennuyeux. Les musiciens auraient pu affirmer le contraire ! Pour le coup, on a vraiment eu de la chance puisqu’on était au premier rang et qu’on pouvait regarder les instrumentistes jouer 🙂 🙂 Ce fut une soirée merveilleuse !

Je vous laisse en compagnie de vidéos.

Une vidéo qui fait office de teaser et où les différents décors sont bien visibles. D’ailleurs, on peut remarquer que l’ambiance n’est pas vieillotte, car c’est l’image que beaucoup ont de l’opéra. Jusqu’à maintenant, les 2 opéras que j’ai vu n’avaient rien de vieillots puisqu’ils sont remis au goût du jour.

Dans cet extrait, Fridolin, monsieur nœud-papillon, et son équipée sont arrivés à la Pompéï d’aujourd’hui dont les ruines peuvent être visitées. Grâce à la magie de la lampe que possède le roi détroné, l’équipée voyagera vers la Pompéï d’antan, quelques instants avant l’éruption mortelle. Mais ceci est dans la prochaine scène. Cet extrait permet de rencontrer les différents personnages et d’entendre le chant lyrique de l’opéra.

Une interview du Roi Carotte interprété par Christophe Mortagne :

Une petite dernière, dans les coulisses de la création, commentée par Laurent Pelly :

J’espère vous avoir donné envie d’aller voir cet opéra si vous en avez l’occasion !

😉

 

À partir du moment où une carotte sort de terre pour prendre le pouvoir, tout devient vraiment possible

Laurent Pelly

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Eric Whitacre

sleep eric whitacre

Je dois vous parler de ce type dont les représentations bercent mes soirées et quelques fois mes séances d’écriture. Ecouter ses compositions au casque est une source de bonheur pour moi. C’est m-a-g-n-i-f-i-q-u-e !

J’ai « rencontré » Eric Whitacre l’été dernier en découvrant le programme 2014-2015 du Choeur Azimuts dont je fais partie avec le titre Sleep. Par manque de temps, ce sera un chant de 2015-2016. Je me réjouis d’avance de le travailler bien qu’il soit chaud-chaud.

Pour reprendre succinctement Wikipédia, Eric Whitacre est un compositeur américain de musique orchestrale, de chant choral et de musique électronique. Il a également dirigé plusieurs ensembles sur les continents européen, asiatique, australien et américain. Il vit aujourd’hui à Los Angeles en Californie avec sa femme, la soprano Hila Plitmann et son fils.

Curieuse, je suis allée voir ce que Hila chante et j’ai trouvé cette vidéo sur Youtube. Je vous invite à la découvrir. Quelle voix ! Five Hebrew Love Songs !

Le titre Sleep est chanté par un virtual choir, c’est à dire un choeur virtuel puisque l’idée était de faire chanter des choristes du monde entier selon les partitions en alto, soprane, basse ou ténor et de les organiser de sorte à reformer un choeur.

Wikipédia :
Eric Whitacre a commencé ce projet par un premier essai avec « Sleep », puis avec « Lux Aurumque » en 2009 et ensuite avec « Sleep » (2.0) de nouveau en 2010. La vidéo de « Lux Aurumque », avec un chœur virtuel de 185 voix de 12 pays, a été qualifiée d’« expérience musicale encore meilleure qu’attendue », et a été visionnée plus de 1 000 000 fois pendant les deux mois suivant sa sortie. Le projet « Sleep » 2.0 a débuté en octobre 2010 et le processus de téléchargement de vidéos a pris fin le 10 janvier 2011. 2 0513vidéos individuelles ont été reçues de 584 pays, ce qui représente un nouveau record mondial pour un chœur virtuel en ligne.

Je vous invite à cette vidéo qui montre bien que les différents choristes chantent seuls leur partie. Un montage vidéo permet de les réunir dans une même vidéo. Vous noterez également la complexité du morceau. Eric Whitacre’s Virtual Choir 2.0, ‘Sleep’  En tant que choriste, je ne comprends pas trop la gestuelle du chef de chœur mais passons cela. Mais en tout cas, tout le monde a le sens du rythme sinon y aurait des décalages.

Ici, dans cette vidéo, Eric Whitacre explique et présente son projet. C’est tout en anglais mais pour une fois, j’arrive à peu près à comprendre le blabla ^^ On peut également voir les différents choristes !

Nous, nous serons 24 à la reproduire, ce qui donnera certainement ceci. Sleep Multitrack – J’adore cette vidéo ! (pour info, je préfère les petits ensembles que les grands ou les ensembles moyens/gros aux titres originaux)

Sa version de Halléluia est sublime. La voici chantée par la chorale de l’université du Wisconsin et dirigée par Dr. Gary R. Schwartzhoff.

Pour finir, voici un concert qui date déjà d’avril 2012 et qui s’est déroulé à Union Chapel (quelque part dans le monde :-p ) Une beauté pour les oreilles… On retrouve le chant Halléluia.

J’espère que cette découverte vous ravira ! N’hésitez pas à m’en faire part en commentaire ou sur la page Facebook.

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Chili Con Carne

Le chili con carne n’est pas qu’un plat épicé, c’est aussi le titre d’une chanson-recette chantée par un ensemble vocal acapella professionnel suédois : The Real Group. En 2014, pour fêter les 20 ans de l’association Attention, Chorale de Jeunes de Lille, ACDJ, la chef de l’époque nous a proposé ce titre et j’ai eu l’immense plaisir d’y participer ! (J’adore The Real Group et tous les ensembles de cette veine!)

TheRealGroup

Cliquez sur l’image pour découvrir la chanson originale signé TheRealGroup !

Notre version n’est pas disponible. Cependant, d’autres courent sur Youtube et en voici quelques-unes que je trouve vraiment réussies. Il n’y a pas de raison que je sois toute seule à les applaudir devant mon écran !

Le trio Baihina. Je suis sur le …. car la réaliser à trois voix, il faut être douée et elles assurent !! Une voix grave, une aigu et une en demi-ton, c’est parfait pour réaliser de beaux arrangements. Bonne écoute !

La version des espagnols Edu, Dani, Carla, Mariajo et Paula qui ressemble un peu à ce que nous avions fait.

Un quatuor slovénien. Difficile d’avoir des infos sur eux parce que tout est en slovénien. Heureusement, Google est votre ami 😉

Même les asiatiques s’y sont mis ! On aime tous le Chili con carne, c’est donc normal que la recette traverse les pays ! J’aime bien l’effet de la voix de soprane en fin de morceau.

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Let It Go – Reprises

Ce dessin animé de Walt Disney sorti en 2013 et inspiré d’un conte éponyme de Hans Christian Andersen nous a presque tous séduit. Pour ma part, la magie a opéré. D’ailleurs, cette année, la chef de VocaLouise a mis Vuelie au programme. Il s’agit du chant d’introduction du dessin animé. Celui-ci. J’adore. Je trouve ça très beau mais j’apprécie moins de le chanter car je fais la partie grave et je ne suis pas 100% alto (voix grave) mais plutôt Mezzo.

La chanson la plus connue est Let It Go pour l’anglais – Libérée en français. J’aime assez la mélodie. La chanter pour moi est un challenge car c’est un chant qui prend de l’ascension vers l’aigu et je dois trouver un juste milieu pour ne pas la massacrer.

Hâte d’avoir ce micro que mon frère doit me passer 😉

Le sujet de ce billet est « les différentes reprises de Let It Go ». J’en ai trouvé des superbes que je souhaite partager avec vous.

Celui-ci est une reprise en version guitare par un petit génie. Idéal pour une version karaoké. Guitare + Voix = duo gagnant.

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C’est la version de mes chouchoux, le groupe PENTATONIX. Eh dire que je vais rater leur concert parisien pour un week-end choral le 25 avril. Je serai trop aux anges de les voir chanter en live.

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Voici une version coréenne. Je trouve ça très jolie. Il faudrait que j’aille voir la version dans d’autres langues. Je suis tombée sur celle-ci par hasard.

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Un autre chouchou, il s’agit de Caleb Hyles, un chanteur amateur qui a repris les grandes titres de Walt Disney mais pas que. Je suis « fall in love » de sa voix. J’adore particulièrement sa reprise de « Je voudrais déjà être roi » du Roi Lion.

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La version de The Piano Guys ! Elle n’est pas chantée mais magnifique à écouter !

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Dernière version que j’ai découverte. De temps en temps, je vais voir les nouveautés de ce chanteur qui aime « africaniser » les chansons. Cette reprise met en scène un chœur d’enfants et une petite chanteuse qui est trop belle en Elsa.

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Et dans le même temps, je souhaite une belle journée à Auror ma Clowley d’amitié du blog Valse Livresque parce que…c’est sont ANNIVERSAIRE !!!! Bisous ma grande !

Tryo – Né quelque part

Tryo - Né quelque part - 6e album

Tryo pour ceux qui ne connaissent pas c’est un quatuor composé de Mali, Manu, Guizmo et Danielito. De base, l’inspiration reggae s’ouvre à d’autres influences, notamment la musique du monde. Le groupe sait se démarquer de la scène française traditionnelle par son approche engagée de la musique et le mélange vocal des trois chanteurs du groupe. De plus ils font de rares apparitions dans les médias préférant le bouche à oreille pour leur promotion.

La chanson qui me les a fait connaître est L’Hymne de nos campagnes, un titre qui défend le monde et la nature.

Comme d’habitude, il me faut une longueur de retard pour découvrir ce nouvel album de Tryo ; leur sixième sorti le 1 décembre 2014. Je ne suis pas une consommatrice abusive, sauf pour le ciné. Pour les sorties littéraires et musicales, c’est toujours après. Et donc… Je me le suis enfin acheté !

Particularité de cet album, il est composé uniquement de reprises d’autres chanteurs. Comme vous pouvez le voir à la suite :

L’Opportuniste (Jacques Dutronc)

Né quelque part (Maxime Le Forestier)

C’est déjà ça (Alain Souchon)

Ma petite entreprise (Alain Bashung)

Victime de la mode (MC Solaar)

Triviale poursuite (Renaud)

Le petit train (Les Rita Mitsouko)

Bidonville (Claude Nougaro)

La corrida (Francis Cabrel)

On the road again (Bernard Lavilliers)

Je t’en remets au vent (Hubert-Félix Thiéfaine)

L’Amour à la machine (Alain Souchon)

Champagne (Jacques Higelin)

 

Ces chansons ont bien sûr une portée apologétique ; qui défend quelqu’un, quelque chose, un point de vue, la paix quoi !

Perso, je l’ignorai et je n’y ai vu que du feu. L’identité divers de l’album, c’est vraiment l’esprit Tryo.

Une de mes préférées :

Né quelque part

« On choisit pas ses parents,
on choisit pas sa famille
On choisit pas non plus
les trottoirs de Manille
De Paris ou d’Alger
Pour apprendre à marcher
Être né quelque part
Être né quelque part
c’est toujours un hasard
nom’inqwando yes qxag iqwahasa

[…]

Est-ce que les gens naissent
Égaux en droits
A l’endroit
Ou il naissent
nom’inqwando yes qxag niqwahasa »

 

 

 

 

Yellow Light

Cela fait un an ou deux que j’ai découvert le groupe indie folk islandais Of Monsters And Men. Cette chanson, je l’adore tellement que l’ai mis en sonnerie de mon cellulaire. Bien sûr, je n’entends que les deux ou trois premières phrases avant le mythique « Allô ». Parce qu’il faut bien décrocher.

« I’m looking for a place to start, But everything feels so different now, Just grab a hold of my hand, I will lead you through this wonderland.

Water up to my knees, but sharks are swimming in the sea. Just follow my yellow light and ignore all those big warning signs. »

Je vous laisse faire connaissance avec ce titre :

All I want for Christman Is You

Vous allez trouver cela sans doute étonnant mais vers les fêtes de fin d’année, j’aime écouter…des chants de Noël ! Bon, faut dire, ils sont plus appropriés en cette période de fin d’année qu’à Pâques, pendant l’été, à la Toussaint.

Michael Bublé est un chanteur que j’ai connu grâce à ma sœur puisqu’un Noël, elle m’a demandé de lui offrir son album Christmas. A cette occasion, j’ai eu envie de le découvrir. On sent tout de suite dans les premières notes une capacité à ensorceler par la voix. Je trouve. On le dit crooner, je n’en suis pas étonnée. Crooner renvoie aux chanteurs de charme et je pense que c’est plus un chanteur qui plaît à la gente féminine.

I don’t want a lot for Christmas
There is just one thing I need
I don’t care about the presents
Underneath the Christmas tree

I just want you for my own
More than you could ever know
Make my wish come true
Baby, all I want for Christmas is you

/

Je ne désire pas tant de chose pour Noël
Je n’ai seulement qu’un besoin
Oublies ces cadeaux entassé sous le sapin de Noël

Je ne veux que toi, pour moi
Plus que tu ne l’as jamais sus
Réalise mon voeu
Chérie, tu es tout ce que je veux pour Noël

😉