Le temps des miracles

Miracle ! J’ai emprunté un livre jeunesse à la médiathèque et pour changer, ce n’est ni de la fantasy, ni de la sf ni du fantastique. Le 4e de couverture a tout de suite piqué mon attention :

Lorsque les douaniers m’ont trouvé tapi au fond d’un camion à la frontière française, j’avais douze ans et j’étais seul. Je n’arrêtais pas de répéter « jemapèlblèzfortunéjesuicitoyendelarépubliquedefrancecélapurvérité ». Je ne savais pas que mon passeport était trafiqué, et en dehors de ces quelques mots, je ne parlais que le russe. Je ne pouvais pas expliquer comment j’étais venu du Caucase jusqu’ici, dans le pays des droits de l’Homme et de Charles Baudelaire. Surtout, j’avais perdu Gloria. Gloria Bohème, qui s’était occupée de moi depuis que ma mère avait disparu. Avec elle, j’avais vécu libre, malgré la guerre, malgré les frontières, malgré la misère et la peur. Elle me manquait terriblement, mais j’ai toujours gardé l’espoir de retrouver cette femme au cœur immense, qui avait le don d’enchanter ma vie.

 

Attention, coup de cœur bouleversant ! Ce livre devrait être mis dans toutes les mains 🙂 C’est un roman sensible et émouvant. Raconté à la première personne, Blaise nous embarque dans son histoire jusqu’aux retrouvailles avec la femme la plus importante de son existence.

« Je m’appelle Blaise Fortune et je suis citoyen de la République de France.

C’est la pure vérité. »

Blaise Fortune est recueilli par Gloria Bohème après le Terrible Accident, un train qui a déraillé dans le Caucase. Sa mère, Jeanne Fortune, domiciliée au Mont Saint-Michel en France, est emmenée par les secours. Sa trace se perd. Les six premières années de Blaise se passent sans encombre jusqu’à ce que la guerre éclate dans le Caucase. Il faut alors partir en exil. Marcher, toujours marcher, aller plus loin.

Sans le sou, subsister est difficile mais Gloria arrange la réalité aux yeux de Blaise qui est rebaptisé Koumaï car ils sont en territoire russe.

Il y a d’abord la survie dans un immeuble désaffecté avec d’autres réfugiés où Koumaï apprend toutes sortes de savoirs à l’école des pauvres. Il s’agit de cours donnés par Mme Hanska, une vieille dame, ancienne directrice d’une maison pour jeunes filles. Les cours ayant du succès, d’autres réfugiés viennent apporter leurs connaissances.  Ainsi Koumaï apprend à se battre, la liste des 7 merveilles du monde, le langage des fleurs, les noms des minéraux et même à chanter.

Un jour, le jeune garçon accompagne Gloria à son travail qui consiste à s’asseoir devant un magasin et tendre la main aux gens. A la fin de la journée, les pièces récoltées servent à acheter la nourriture du jour. Plusieurs fois, Koumaï relate des faits sans comprendre leur réalité. Il est bercé par les illusions de Gloria qui ne cherche qu’à le protéger de la vérité et du désespoir.

Et un jour, cette vie « paisible » prend fin. Un ami de Koumaï est retrouvé égorgé et la milice débarque dans la cité. Il faut fuir.

Le nouveau refuge est un immense village près des montagnes. Gloria et Koumaï fabriquent leur maison à l’aide de matériaux de récupération et se font embaucher auprès de l’entrepreneur du coin. Le travail à la paie quotidienne consiste à creuser une décharge pour en extraire des fils de nickel. Là, Koumaï tombera amoureux pour la première fois en s’attachant à deux jumelles … Mais, il faudra encore partir … se réfugier dans une ville portuaire pour prendre le bateau vers la France. Koumaï aime entendre son histoire, racontée inlassablement par Gloria. Il rêve d’aller en France, le pays des droits de l’homme, pour retrouver sa mère et son père. Le reconnaîtront-ils ?

Ils sont hébergés par un barman et vivent cachés dans un grenier. Ils cohabitent avec Fatima et sa mère qui sont des réfugiées d’Arabie. Koumaï s’attache à la jeune fille, il espère grandir et la retrouver plus tard pour l’épouser. On retrouve bien là des idées de petit garçon ! Mais il faut fuir à nouveau lorsque la ville est la cible de bombes. Gloria et Koumaï trouvent refuge parmi les gitans. Ce moment m’a fait penser aux gitans de A la croisée des mondes de Philipp Pulman. Puis ils continuent leur route vers la France. Malheureusement, ils sont font bernés par un faux passeur qui disparaît avec leur argent. Plus tard, croisant un routier qui transporte des animaux dont l’itinéraire le conduit en France, Gloria arrange le destin pour que Koumaï puisse embarquer.

Cependant, le mauvais sort les sépare … Koumaï est découvert par les douaniers français et répète en boucle son leitmotiv :

 « jemapèlblèzfortunéjesuicitoyendelarépubliquedefrancecélapurvérité »

Seul et désorienté, il est conduit à Poitiers où un traducteur russe prend connaissance de son histoire. Il découvre le système administratif français qui recherche des preuves d’authenticité. « Ton histoire est tellement extraordinaire ! Les gens de l’administration ont besoin de preuves scientifiques. »

« Moi, je ne voyais pas ce qu’il y avait d’extraordinaire là-dedans. C’était simple à comprendre, seulement les gens de l’administration manque d’imagination, sans doute. Quand vous leur parlez du verger de Vassili, au lieu de voir les pommes, les abricots et les poires magnifiques, ils veulent un numéro, une adresse, des dates, des tas de chiffres. »  -> bienvenue en France !

Koumaï devenu officieusement Blaise Fortune atteint la majorité et la nationalité française. Il n’a plus besoin de fuir mais cherche une réponse … qu’est devenu Gloria ?

Et pour la suite, je vous invite tout simplement à emprunter/acheter ce livre. Moi, je vais le mettre sur ma liste des livres à faire découvrir et à relire plus tard. Je le conseil aux enfants à partir du collège et aux adultes. Je vous en ai dit beaucoup mais il y a beaucoup d’autres éléments passés sous silence. Allez, courrez vite vous le procurer !

😉

Si vous avez lu le roman, sachez que l’auteure a crée un site http://letempsdesmiracles.bondoux.net/ pour en savoir plus sur le Caucase, les personnages, la pure vérité, tout ça, tout ça !

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Le Château des étoiles T1

Fait historique survenu le 11 août 2017 : j’ai acheté *pom pom pom roulement de tambour* une bande dessinée !

Ce fait peut paraître banal pour certain et peu commun pour d’autres. Je suis consciente qu’il y a de magnifiques bd mais ça ne m’a jamais trop attiré. Je préfère un livre… plus de pages, plus de mots et …moins onéreux. Il est donc très rare que j’en lise et encore moins que j’en achète. La précédente était un soutien au projet participatif de Maliki que je suis depuis une quinzaine d’années à travers son blog.

Mon ami et moi étions partis visiter Quimper ce 11 août après-midi. Après avoir sillonner le centre ville et trouver dans une boutique de cadeaux (Art de Cornouaille) mon set de bolées de cidre (enfin!!!), nous sommes allés à l’espace culturel de l’hypermarché Leclerc. Un espace de 200m² dédié aux livres, à la musique, au multimédia, au diy, aux jeux … qui nous a beaucoup plu.

Tandis que mon ami flânait dans le rayon des jeux de rôles, la couverture d’une bande déssinée m’a lancé un charme… Bing, je fus aussitôt ensorcelée !

 

Naturellement, j’ai saisi l’objet et l’ai parcouru. Les dessins à l’aquarelle, les couleurs, l’histoire que je devinais et la touche Jules Verne ont renforcé mon attachement. Je l’ai reposé après l’avoir photographié et classé dans ma WishList. Mon ami n’allait pas craquer sur ses jeux de rôles, je devais être forte moi aussi, non ? Et puis, voilà, il était dans mes mains en descendant l’étage pour aller vers la caisse. Et je n’en revenais pas, j’étais en train de faire l’acquisition d’une BD !

Le soir même, je débutais la lecture, subjuguée par la beauté du dessin.

 

À la fin du XIXe siècle, Marie Dulac, scientifique qui a consacré sa vie à la recherche de l’éther, s’élève en montgolfière pour ce qui doit être le vol du succès : trouver l’éther. Mais, elle passe le cap du non retour et personne ne pourra attester sa découverte. Seuls son mari, également professeur, et son fils Séraphin, restent détenteurs de ses recherches et de son savoir.  Un an plus tard, Séraphin et son père reçoivent une mystérieuse lettre faisant allusion au carnet de la mère de Séraphin les invitant au château du roi de Bavière. Ce dernier, fou ou visionnaire, souhaite peut-être reprendre les travaux … Mais sur le chemin vers la Bavière, les deux protagonistes sont la cible de prussiens …

😉

 

Et vous, quelles sont les BD que vous aimez lire ? Vos coups de cœur 2017 ?

Le Miroir du Damné

C’est lors du festival Trolls et Légendes 2017 que j’ai acquis cet ouvrage. Il n’était pas question que je reparte sans le petit dernier de Fréderic Livyns, auteur que j’affectionne. J’ai également pris la revue (sous forme de livre) Phénix, dossier spécial Masterton/Livyns et nouvelles inédites. Mais revenons au sujet de l’article. N’ayant jamais lu de textes signés J.B Leblanc, il m’est difficile de démêler la part de cet auteur. Mais quelle importance ?

Ce thriller horrifique écrit à 4 mains est bien écrit, bien ficelé et m’a même provoqué des cauchemars. Oui oui ! J’ai eu beau me dire (ma technique anti cauchemar…mouais) que ce n’était que des mots et surtout que ça ne se passait pas dans ma ville, l’entité du miroir est bien venue hanter mes nuits. Pour contre-attaquer, je me suis plongée dans le tome 3 : la Guerre de la Sor’cière de James Clemens. Mouhahaha et ça a marché !

 

Au coeur du massif des Maures, le petit village de Tarsac est le cadre de meurtres sauvages qui font ressurgir la peur et la paranoïa. Qui est cet assassin particulièrement retors qui ne laisse aucune trace et semble connaître parfaitement ses victimes ? C’est ce que devront découvrir le lieutenant Courtas du SRPJ de Toulon et Martin Fabre, le chef de la police municipale. Cette enquête les confrontera à des croyances révolues sur fond de sorcellerie et à un étrange miroir qui semble être le c?ur de l’énigme. Mais, dans cette cuvette infernale écrasée par la chaleur, les morts se succèdent à un rythme effréné, et le temps leur manque…

J’apprécie les histoires qui se déroulent en huis clos. Tarsac est un petit village où tout le monde se connait depuis toujours. On naît, on vit et on meurt à Tarsac. De plus, les différents narrateurs reprennent l’idée que c’est un village comme nulle part ailleurs. Les mystères et l’action se profilent dès les premiers chapitres. Aucun doute sur l’objet du désordre, on sait qu’il n’est plus, depuis bien longtemps en possession de la personne qui peut rétablir tout ce chaos. Et que cette personne est d’ailleurs hors de l’échiquier … Comment réussira-t-elle à revenir dans le jeu … ? Y parviendra-t-elle à temps ?

Tandis que les morts inexpliquées s’enchaînent, nous rencontrons Kalvyn, un jeune homme qui s’est exilé et qui revient pour enterrer son père. Son retour va réveiller un passé qu’il a mis sous clé. Mais aussi Martin Fabre, le chef de police de Tarsac et également, un lieutenant de la SRPJ (Service régional de police judiciaire) de Toulon, Gérald Courtas, qui doit faire la lumière sur les crimes du petit village. Le village est aussi un personnage à part entière et personnellement, il ne me donne pas envie de passer mes vacances là-bas.

Tarsac a connu un passé sombre que les habitants essaient d’occulter. Mais les événements récents font rejaillir la peur que IL soit de retour. (Non, je ne pensais pas à un clown croquemitaine…quoique…) J’ai apprécié le côté pluriel du roman, on bascule à la troisième personne du singulier d’un protagoniste à un autre. On aperçoit leur psychologie, leur passé, leurs ambitions, leurs motivations, leurs peurs … Les indices pour le lecteur sautent aux yeux mais Courtas est un homme du rationnel et Fabre est trop impliqué dans le sujet.

J’ai trouvé que la situation sentimentale de Courtas n’était pas très originale. A l’inverse, j’ai apprécié celle de Fabre avec le retournement de situation de Maryse.

L’entité maléfique a tout du démon à la Masterton qui se nourrit de chagrin et de désarroi, persuasif, retors et sanguinaire.

Et pour reprendre l’expression favorite et grossière de Fabre, je dirai seulement « Putain ! » je n’ai pas vu passer ces 489 pages. Je me suis régalée. C’est très bien écrit. J’ai embarqué tout de suite dans votre cauchemar.

Merci les gars de nous faire partager ce thriller fantastique !

 

😉

Winter People

 

« J’avais aussi compris qu’il valait mieux éviter de la contrarier. Tantine s’emportait vite et n’appréciait guère qu’on la contredise. Quand quelqu’un refusait de la payer, elle versait une poudre noire tirée d’une de ses bourses en cuir sur sa maison en marmonnant d’étranges incantations. (…)
— S’il te plaît, réponds-moi, Tantine. Est-ce qu’on peut faire revenir les morts ? ai-je insisté en jetant une poignée de têtes-de-violon dans son panier.
Elle m’a dévisagée longuement de ses petits yeux noirs, la tête penchée.
— Oui, il y a bien un moyen. Les rares qui le connaissent le transmettent à leurs enfants. Et puisque tu es ce que j’ai de plus proche d’une fille, je te transmettrai le secret. »
 
Et si l’amour était vraiment plus fort que la mort ? Et si l’on avait la possibilité de ramener de l’au-delà l’être qu’on aime le plus au monde ?

En 1908, Sara perd sa fille, tombée dans un puits. Folle de désespoir, refusant de se résigner à la mort de son enfant, elle met en pratique une vieille recette héritée de sa nourrice indienne. Et ramène sa fille à la vie… Un siècle plus tard, la ferme de Sara est occupée par Alice et ses deux filles, Ruthie et Fawn. La petite ville voisine est depuis longtemps le siège de disparitions inexpliquées, de carnages étranges. Et, un matin, Ruthie se rend compte que sa mère a disparu. En retournant toute la maison pour trouver des indices, l’adolescente et sa jeune sœur découvrent une cachette dans la chambre d’Alice. A l’intérieur, un vieux cahier : le journal de Sara.

Je remercie une nouvelle fois Clow qui m’a offert cet ouvrage dans le cadre de notre Swap d’Hiver !  ^_^ J’avais besoin de renouveler ma Wishlist en livre de poche alors j’étais allée au Furet du Nord de Lille. C’est la couverture puis le titre qui m’a interpellé. Winter People m’a évoqué Game Of Thrones avec les marcheurs blancs. Dès lors, j’ai eu envie de parcourir ces pages.

J’apprécie ces histoires autour d’une ville en particulier et où plusieurs époques sont évoquées, ici, les années 1900 et de nos jours. Je me demande toujours à quel moment, quand, pourquoi et comment, ces époques ne vont plus faire qu’une.

C’est un roman polyphonique très bien écrit. Chaque chapitre est raconté selon un point de vue différent. Celui de Sara ou de son mari, celui de Ruthie, de sa soeur, Fawn ou bien de Catherine, une femme éprouvée par la vie, dont le compagnon a trouvé la mort en quittant West Hall. Et tous ensemble font avancer l’histoire. Inévitablement, les faits survenus en 1900 ont une incidence sur le temps présent. Le thème du foyer est au cœur du roman. La maison de Sara, la maison de Ruthie, les secrets que la bâtisse renferme. Personnellement, j’ai la curiosité de me demander qui a vécu avant moi dans mon logement actuel, quelle a été sa vie, son quotidien, son époque …

L’écriture est fluide et le suspense bien mené. J’ai adoré cette lecture. Je pense d’ailleurs que je pourrais la relire plus tard. Longtemps après avoir tourné la dernière page, l’histoire et ses protagonistes sont restés en tête. Je pense à la petite Gertie et à ses gardiennes …

😉

 

Les enfants de Peakwood

Quels sont ces étranges maux qui affligent les habitants de Peakwood, petite ville du Montana, USA ? D’où viennent les blessures qui apparaissent sur le corps de certains de ses habitants ? Pourquoi d’autres commencent-ils à agir étrangement ? Seuls Chayton, le médecin de la ville, et son père, vieux chaman au savoir ancestral, savent reconnaître les signes. Le bouleversement qui approche. Quelque chose en lien avec un accident qui n’aurait jamais dû avoir lieu, dix ans plus tôt. Un secret dont ils ont juré de ne jamais reparler? Félicitations, la mort vous offre une seconde chance?

 

Je ne résiste pas à afficher en GRAND la couverture de ce livre car c’est par elle que s’est d’abord porté mon intérêt. Je me suis posée plusieurs questions. Qu’est-il arrivé à ce bus ? Qui sont ces ombres ?

 J’ai parcouru cette lecture sans prêter attention à la 4e de couverture, en me souvenant simplement des « on dit » entendus aux dernières Halliennales. Car oui, ce roman a reçu le prix 2016 du salon les Halliennales, finaliste du Prix des chroniqueurs web 2016 et du Prix des Imaginales des lycéens 2017 !

J’ai ADORE ! J’aime les histoires de huis-clos, maison ou village, qui dérapent dans le fantastique.

J’ai apprécié tout particulièrement l’ambiance que l’auteur a instillé à ce roman. L’intro plonge « in medias res » dans l’action d’un drame innommable, source des péripéties à venir. L’écriture à la troisième personne est vive, sans fioriture et donne dans le vif du sujet. Les premières pages posent le cadre d’une petite ville nommée Peakwood et de ses habitants. On y fait la rencontre des jeunes du lycée, Tom un surdouée en avance sur sa classe, Nora une pompom girl, Kevin capitaine de l’équipe de foot entre autres et les adultes, leurs parents mais aussi Bob, le tenancier d’un restaurant-grill (les meilleurs burgers de la ville), le docteur LittleFeather, un indien quarantenaire ayant aménagé la clinique en loft, Helen, mère de Tom, serveuse au grill et alcoolique par dessus, Jenny, une institutrice rescapée d’un accident qui lui a pris ses jambes, entre autres.

Le cadre posé, je me demandais sans cesse à quel moment le fantastique allait s’immiscer … Ce fut un peu long à démarrer.

Peu à peu, des cicatrices apparaissent et une entité s’installe en ville …

Ce ne fut pas évident pour moi au début de me souvenir de tous ces personnages. Je revenais constamment en arrière pour me rappeler qui est qui. Le souci est que je lis essentiellement dans le métro, à l’aller et au retour, entrecoupé d’une longue journée de challenges épuisants. Bon, au final, ce roman  n’aura fait que quelques jours. Une fois dedans, impossible de lâcher prise.

La manière dont l’histoire est racontée m’a fait penser à un film ou une de ces séries sur Netflix. Quelques fois, j’ai eu la trouille. Faut pas faire joujou avec la Mort !

Je suis vraiment contente de cette lecture et je vais mettre dans ma whislist, le second roman de Rod Marty, La Mère des Eaux (mai 2017), une plongée dans les affres de la maternité et d’une malédiction vaudou, dans l’ambiance oppressante d’une petite ville de Louisiane.

😉

Avant toi

Avant toi

Lou est une fille ordinaire qui mène une vie monotone dans un trou paumé de l’Angleterre dont elle n’est jamais sortie. Quand elle se retrouve au chômage, elle accepte un contrat de six mois pour tenir compagnie à un handicapé. Malgré l’accueil glacial qu’il lui réserve, Lou va découvrir en lui un jeune homme exceptionnel, brillant dans les affaires, accro aux sensations fortes et voyageur invétéré. Mais depuis l’accident qui l’a rendu tétraplégique, Will veut mettre fin à ses jours. Lou n’a que quelques mois pour le faire changer d’avis.

Il y a quelques mois, suite au visionnage de la bande annonce, je me suis empressée d’acheter ce titre et de le découvrir !

Un très bon premier roman (car je ne savais pas alors qu’il existait une suite, Après toi) qui pose un cadre que j’ai été contente de retrouver par la suite.

La narration fluide à la première personne nous embarque rapidement dans l’univers de Louisa Clarke. J’ai adoré tous les personnages et leurs enjeux. Bien sûr, l’accent de ce premier roman est mis sur la relation que va nouer la narratrice et Will Traynor. J’ai beaucoup ri et pleuré. Inévitablement, le lecteur est sensibilisé à cet état terrible qu’est la tétraplégie et au sujet de controverse qu’est la fin de vie.

C’est le genre de livre qui donne matière à réflexion et qui ne tombe pas dans le pathétique larmoyant. Je vous le garantie et pour que la boucle soit bouclée, je vous recommande le second tome.

😉

Note :  Je suis allée voir le film sur le grand écran. C’était bon de retrouver l’univers de Louisa Clarke et de voir les lieux, les paysages et enfin les personnages ! Certains aspects ont été passés sous silence mais n’empêche pas l’histoire de se dérouler. Will Traynor a rajeuni par exemple et sa soeur Georgina est inexistante tout comme d’autres personnages. La suite sera-t-elle portée à l’écran ? Pas sûre, il faudra faire quelques réajustements. Mais … allez donc le voir et n’oubliez pas votre boîte à mouchoirs !

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Ruler of Book tag

Je reviens vers vous avec un tag, Maeve du blog Mademoiselle Maeve lit des livres m’a nommé ! Et d’ailleurs, j’ai eu la chance de la rencontrer lors de mon road trip cet été ! Une superbe rencontre 🙂 et on a pas pensé à faire une photo. Rooo !! Mais ce n’est que partie remise. La Touraine m’a beaucoup plu. J’ai hâte d’y retourner !

1. Quel livre ferais-tu lire à tout le monde ?

Question  difficile. Tout le monde n’a pas les mêmes goûts, qui plus est. Je ne suis pas une grande lectrice de fantasy, pourtant, il y a une saga qui m’a beaucoup plu et fait rêver : Les Bannis et les Proscrits de James Clemens. Ce pourrait être ce livre là !

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Mais dans un registre moins fantasy, il y a aussi Un ange à la fenêtre de Darcy Chan, que j’ai d’ailleurs offert à ma meilleure amie après avoir succombé à cette lecture.

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2. Qu’est-ce que tu supprimerais dans l’univers des livres ?

Difficile de supprimer quoi que ce soit dans l’univers des livres. Je vois bien un aspect pourtant: beaucoup de livres sont imprimés en grande quantité pour un moindre coût. Les invendus partent au pilonnage. C’est un gaspillage de plus. J’apprécie les maisons d’éditions qui impriment à la demande.

03. A quel auteur demanderais-tu de t’écrire un livre ?

Euh … J’adore Graham Masterton et Serge Brussolo mais j’aurai trop peur de me retrouver à la sauce thriller fantastique-diabolico-folique ! Alors …soit Richelle Mead (j’adore sa saga Succubus Blues) ou Fanny Flaggs !

04. Quels livres supprimerais-tu de tes archives royales pour faire de la place ?

Comme pour Maeve, je supprimerai les livres que je n’aurais pas spécialement apprécié de lire et garderais ceux qui m’ont laissé un bon souvenir, ceux que je pourrais lire et relire avec grand plaisir.

05. A quel artiste/illustrateur de couverture demanderais-tu de peindre une fresque pour toi ?

Je demanderai certainement à Coliandre, illustrateur du nom de Xavier Collette, que j’ai découvert avec les magnifiques couvertures du Paris des Merveilles de Pierre Pevel.

06. Quel visage de personnage ferais-tu représenter sur ta monnaie royale ?

J’adorerai voir un Totoro sur ma monnaie royale !

07. A quel livre décernerais-tu le prix royal pour 2016 ?

Hum alors là, ça va être difficile car je n’ai pas beaucoup plus ce premier semestre 2016 …

Parmi tous ceux que j’ai lu, je choisi Premier appel du Paradis que je garde bien sûr dans mes archives royales !

Eh voilà, je m’en suis sortie avec ce Tag ! Pour ma part, les blogs nominés sont :

Libre à ces nominés de poursuivre ou non cette chaîne de tag !

 

😉