Lavardin/Château-Renault

Cet été, j’ai fait un road-trip avec mon petit frère et ma clio ! Nous avons sillonné plusieurs régions de France et nous sommes arrêtés en Ille et Vilaine, en Touraine et dans le département de la Vienne. Voici un souvenir de nos matinées du 30 et 31 juillet 2016.

Mon frère et moi sommes arrivés à Château-Renault la veille au soir. Nous voulions un pied-à-terre du côté d’Amboise afin de rencontrer deux de mes amies au cours du week-end. Nous avons opté pour un logement Airbnb, une grande première pour nous. La présentation de l’hôte et la maison m’ont semblé bien agréable et ça s’est confirmé. Le feeling est très bien passé avec notre hôte, elle nous a bien conseillé sur des tas de choses et nous ne manquerons pas de prendre de ses nouvelles.

Plutôt que visiter Château-Renault que notre hôte trouvait sans intérêt, elle a sorti un éventail de fascicule de différents sites et nous a a conseillé une petite ville bien sympathique. Lavardin : un des plus beaux villages de France.

Blotti au pieds des ruines de son château, joliment accroché au coteau crayeux de la vallée du Loir, le village apparaît au visiteur comme un rêve de pierre, le rêve éveillé d’un riche passé, délivré des tumultes d’une histoire dont il n’a voulu conserver que charme et beauté, à travers l’héritage d’un patrimoine exceptionnel.

René Bruneau

La Clio et le GPS nous ont donc emmené à une vingtaine de kilomètres de Château-Renault. Nous avons sillonné des routes de campagnes où je remerciai le ciel de ne croiser personne ! Puis enfin, Lavardin s’est présenté, joli petit village de pierres, de sentiers, de poésie sous le soleil de Touraine.

Nous avons garé la voiture en contrebas et remonté la rue pour accéder au chemin la Rotte aux Biques qui monte, qui monte, et qui longe le village sur des hauteurs. On accède alors à un super panorama !

Le château en ruine n’est pas accessible car il représente un danger. L’heure du midi étant venue, nous avons mangé dans un restaurant Place du Château. J’avais un peu peur de la cuisine de cantine et ce fut une bonne surprise de bien manger !

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Le lendemain matin, nous nous sommes remis de nos 16 000 pas de la veille (visite des jardins de Chaumont sur Loire) et avons été voir un musée à Château-Renault : Musée du Cuir et de la Tannerie. Un jeune guide nous a plongé dans le XVe siècle jusqu’au XIXe siècle.

La situation géographique de la Touraine était idéale pour développer une activité de tannerie car cette région réunit de nombreux cours d’eau. A Château-Renault, nous avons fait la découvert  de deux rivières la Brenne et le Gault et de forêt de chênes. Les termes tanner/tanneries viennent du mot tan (se prononce comme le temps). Le tan est la réduction copeaux ou poudres de bois de chêne aux propriétés astringentes. Cette dernière servait à tanner, à donner la couleur appropriée au cuir et à la conservation des peaux.

 

 

Les premières tanneries, sites où l’on travaille le cuir, ont vu le jour au Moyen-Âge vers 1480.

En 1806, Château-Renault est au premier rang des tanneries d’Indre et Loire avec 24 maître tanneurs et 250 ouvriers. Ces cuirs étaient reconnus mondialement. Vers 1890, certains disaient même que « Château-Renault était pour le cuir ce que Lyon était pour la soie, Lille pour les laines et Bordeaux pour les vins ».

On ne se serait pas risqué à visiter la ville à ce moment là. Il faut imaginer que cette activité avait pour conséquence une odeur épouvantable dans toute la ville de chair, de poils et de sang.

La spécialité de Château-Renault était pour la conception de cuir qui servait à faire des semelles de chaussures de…ski. Nous avons vu les différentes étapes et un documentaire qui montre aujourd’hui le système de fabrication du cuir. Quelques sites en France fonctionnent encore avec les anciennes méthodes.

Voilà de quoi achever notre mois de juillet.

…à bientôt pour de nouveaux souvenirs …

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Une réflexion sur “Lavardin/Château-Renault

  1. bonjour, l’odeur des tanneries n’était pas pire que celle que j’ai connue à la ferme quand j’allais acheter mon litre de lait dans mon bidon. L’odeur des fabriques de papier ne manquait pas non plus de piquant non plus. Comme « l’argent n’a pas d’odeur », l’odeur forte était malgré tout signe de travail ; je pense que les pollutions « poussièreuses » des cimenteries, mines de charbon et autres carrières était plus nocives pour la santé mais là aussi… il y avait du travail ; c’était un clin d’oeil sur les nuisances de confort du passé, LOL

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