Deorum Interfectores

Le 23 novembre dernier, sur la route du festival Mons Livre, les copinautes et moi évoquions les craquages éventuels d’achats de livres. Adora évoquait le fait de retrouver le stand d’Astrid Méan (nom inconnu pour moi jusqu’alors) dont elle avait acheté le premier tome dans un salon précédent.

« Mais si Calie Brownie, souviens-toi, tu as partagé sur Fb la couv’ pour gagner le tome ! » Ah…euh… Je me suis souvenue en effet de la couverture aux tons bleus que j’avais trouvé pas mal.

Deorum Interfectores

Campagne romaine, de nos jours.

Dissimulés depuis deux mille ans dans une crypte scellée, de mystérieux parchemins, rédigés par un sénateur du règne de l’Empereur Néron, sont exhumés des ruines d’une villa.

Ceci est la traduction du premier volume.

Haraar Lucaino, habitant d’Ydrith où évoluent les plus féériques créatures, est envoyé par son sultan quérir le moyen de sauver son pays d’une guerre sanglante. La Pierre des Glaces possède un pouvoir magique incommensurable qui, dit-on, pourrait parvenir à repousser les armées ennemies. Mais en la touchant, le jeune homme découvre un univers parallèle dévoré par la luxure et la corruption : Rome. Là, un dieu renégat et ambitieux, tapi au plus profond des Enfers, est bien décidé à asseoir son joug sur les deux mondes…

Dans cette lutte divine à laquelle Haraar prend part bien malgré lui, à qui pourra-t-il faire confiance ? Saura-t-il embrasser la destinée des Deorum Interfectores, seuls mortels capables de tuer des dieux ?

Et qui est réellement Anna Ordas, cette jeune femme énigmatique d’une beauté glaciale qu’il s’est juré de protéger, et qui ne le laisse pas indifférent ?

Depuis la nuit des temps, l’homme cherche dans l’imaginaire les réponses à toutes ses questions.

Le moment est venu de découvrir l’origine de l’imaginaire lui-même.

Une présentation captivante de l’auteure a suffi à me décider à l’acheter sur le champ. Ce qui est ma foi plutôt singulier. Une de mes chères amies lilloises pourra vous dire Ô combien il est rare que je passe à la caisse.

D’abord, c’est un pavé de 667 pages et c’est écrit en tout petit. Il coûte 25 euros, somme qui pour moi est plutôt onéreuse – chacun ses moyens bien sûr. C’est de la fantasy, je n’en lis pas beaucoup et enfin c’est le premier tome d’une hexalogie. Aaaaah !!!!! -> ce cri terrifié qui me fait dire qu’il va falloir trépigner en attendant la sortie des cinq autres ^_^ Bon, Astrid m’a rassuré, elle a l’air de bien maîtriser son sujet.

Je remercie Adora pour m’avoir emmené à la rencontre de cette auteure. Toute seule, je n’aurai surement pas craqué. Je n’aurai pas pris cette claque de fantasy extraordinaire.

J’ai démarré la lecture le lendemain du salon et j’ai tout de suite été happé par l’écriture et l’organisation. Tout d’abord, nous avons une représentation d’un monde parallèle nommé Ydrith. C’est une terre divisée en six pays gouvernés par un roi ou une reine. Puis vient une « note du traducteur » qui m’a fait me demander si je n’avais pas raté quelque chose. Non, le traducteur nous informe que le texte suivant est une volonté de diffuser le contenu des aventures qui vont suivre. J’apprécie beaucoup ce jeu qui place le lecteur comme témoin.

Ensuite, une préface nous explique ce qu’est un Deorum Interfector, signée par la plume d’un sénateur romain sous le règne de l’empereur Néron. C’est là que j’ai eu ma première claque en me disant « Bon sang de bois, c’est trop bien rédigé !!! »

Une introduction nous présente le monde d’Ytrith et l’aventure peut enfin commencer.

Haraar Lucaino est envoyé par-delà les Terres Arides pour délivrer un message à Bason, le roi de Marmoria. Il est accompagné d’un noble cheval ayant la particularité d’être doué de paroles. La route vers cette destination est hostile. Il rencontre un étrange démon qu’il parvient à réduire au néant puis croise la route de mercenaires rétribués pour mettre un terme à sa vie. Haraar déjoue leur plan, sauve une mystérieuse femme se faisant son protecteur et continue son périple.

En parallèle, on assiste aux manigances et à la corruption d’une reine qui rêve de régenter Ydrith tout entier. Pour cela elle fait appel aux créatures souterraines qui peuplent ce monde : les dragons. Mais d’autres personnages ambitionnent des rêves aussi présomptueux.

Poursuivant sa quête, Haraar va se retrouver dans notre monde, à l’époque de la Rome Antique. C’est une des raisons qui a contribué à l’achat du livre. Il n’est pas rare du tout de croiser des récits de voyage d’un monde à l’autre, mais l’époque ! Voilà la grande différence ! J’ai craint un court instant m’ennuyer dans le monde romain mais le regard étranger de Haraar permet de découvrir cette société de jadis sous un nouvel angle.

Je reviens sur le style d’écriture très fluide de l’auteure, c’est agréable ! Il y a beaucoup de descriptions poétiques et minutieuses. C’est un bonheur à lire. J’imagine très bien Deorum Interfectores en livre audio ! Tout est très bien raconté aussi il est facile de se projeter dans les deux univers. Il y a une vraie recherche sur l’époque romaine.

Ce roman me rappelle à mes souvenirs universitaires avec les récits à tiroir. Il en fourmille ici.

Deorum Interfectores est généreux en récits qui viennent agrémenter sa propre mythologie. On y rencontre un bestiaire fabuleux, les scènes de batailles sont décrites avec minuties et clartés. Les personnages ne sont pas épargnés ce qui leur donne une touche d’authenticité. Il y a des retournements de situation et de la mythologie ; je pense à l’introduction des Mnémophages et au final… Des analepses – flashbacks- permettent aux lecteurs de revivre un moment du passé du personnage et ainsi leurs mystères sont révélés.

Autre bonne chose, je n’ai pas su déterminer les aléas de l’aventure et c’est agréable d’être emmené là où on ne s’y attend pas. Je reviens sur le chapitre : La passe de Tanakil que j’ai adoré !

Vous l’aurez compris, j’ai un coup de cœur pour ce premier tome. Je suis impatiente de connaître la suite des aventures. En effet, la lecture se termine de manière à relancer et rappeler les intrigues en cours, laissées de côté pour prioriser… vous le saurez en lisant Deorum !

Mon coup de cœur vient surtout (encore une fois) du style d’écriture fluide et riche de l’auteure qui est toute jeune. Alors je tiens vraiment à la féliciter pour cet ouvrage pour qu’elle continue sur sa lancée. Merci Astrid de m’avoir fait rêver.

Note : la couverture est vraiment belle et prend son sens au fur et à mesure que les aventures se révèlent.

😉

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Une réflexion sur “Deorum Interfectores

  1. wahou tout ça! eh ben va pas falloir le laisser traîner ^^ par contre ça mets bien un coup de pression à Astrid pour avoir al suite rapidement :p

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